Coire: Critiques tous azimuts à l’égard de Mgr Vitus Huonder
L’ancien recteur de la Faculté de théologie de Coire s’exprime
Coire, 24 août 2010 (Apic) L’ancien recteur de la Faculté de théologie de Coire, Albert Gasser, âgé de 72 ans, critique sévèrement l’évêque du diocèse, Mgr Vitus Huonder. Il déplore que cette attitude concerne l’ensemble de la Suisse, et pas uniquement le diocèse de Coire. Le théologien voit aussi un problème dans l’éventuelle nomination de Martin Grichting comme évêque auxiliaire.
Selon Albert Gasser, qui s’est exprimé dans le journal «Südostschweiz» du 21 août 2010, la force de l’évêque réside dans la disposition d’un clergé jeune, ce qui lui permet d’agir à sa manière.
Pour le recteur émérite, le diocèse de Coire a vécu une période de «calme, paix et harmonie» sous la houlette du prédécesseur de Mgr Huonder, Mgr Amédée Grab. Dès l’entrée en fonction du nouvel évêque, les conflits ont repris, aux dires d’Albert Gasser. Les provocations, les chicanes et les décisions relatives au personnel n’ont cessé de croître. La nomination de Mgr Huonder comme évêque du diocèse de Coire est, à ses yeux, «une farce électorale».
La «diplomatie secrète» pratiquée au Vatican ne veut, affirme-t-il, aucune participation transparente aux choix des personnes. C’est la raison pour laquelle le système dual suisse de droit ecclésiastique et de droit canon n’est pas admis. Dans les discours du Vatican, on entend toujours parler de la «dignité de la personne», mais à l’intérieur de l’Eglise on pratique une véritable dictature, affirme l’ancien recteur.
Aucun respect pour le Conseil presbytéral
Albert Gasser considère le Conseil presbytéral comme un organe consultatif dans le diocèse. Mais il constate une perte de signification de cet organisme. Le nouvel évêque auxiliaire devrait, à son avis, être un homme d’unité.
Il se réserve le droit de constater le travail accompli par le nouvel évêque auxiliaire.
Le nouvel évêque auxiliaire aurait, selon la presse locale, des intentions pour une nomination comme évêque titulaire du diocèse.
L’ancien président de la Confédération, Pascal Couchepin, avait déjà mis en cause le candidat, craignant que celui-ci ne cause une crise semblable à celle suscitée lors du temps de Mgr Haas, promu par Rome archevêque de Vaduz, au Liechtenstein.
Martin Grichting unanimement critiqué
Le poulain de l’évêque de Coire n’est pas seulement la cible des critiques des Eglises cantonales, mais aussi de tout le clergé.
Les doyens de Suisse centrale et du canton de Zurich ont écrit à l’évêque de Coire. Ils lui reprochent de ne pas prendre en considération la «situation de Martin Grichting et d’avoir outrepassé ses compétences par rapport aux doyens. Ils demandent une collaboration plus étroite avec les collaborateurs de l’Eglise.
Depuis le début de l’activité de Mgr Huonder à Coire, les catholiques du diocèse, et en particulier les jeunes prêtres lui reprochent, avec résignation, sa politique à l’égard des étrangers. (apic/bsl/js)



