Israël: La politique d0Israèel étouffe la bande de Gaza
L’apartheid, version israélienne
Tel Aviv, 12 août 2009 (Apic) Israël continue d’être la source d’obstacles concrets au rétablissement de conditions de vie normales dans la bande de Gaza, empêchant la reconstruction après les dégâts causés par la guerre de décembre-janvier dernier, dénommée «Opération plomb durci».
Selon un rapport diffusé par le Centre juridique pour la liberté de mouvement (Gisha), une organisation non gouvernementale israélienne ayant affronté à plusieurs occasions les questions liées aux territoires palestiniens occupés, depuis le début de la semaine, selon un communiqué de la compagnie d’électricité de Gaza, le service est interrompu jusqu’à 10 heures par jour à cause de l’interdiction imposée par Israël à l’approvisionnement en carburant en quantités suffisantes.
Des mesures comme celle-ci, souligne Gisha, ont également été appliquées dans d’autres domaines, bloquant de fait les efforts de reconstruction. Sans électricité, les pompes de distribution d’eau ne peuvent pas fonctionner, ainsi que les dépurateurs d’égouts, les réfrigérateurs (essentiels pour les hôpitaux et pour la conservation des aliments).
D’après le rapport de Gisha, plus de 30’000 catégories de produits ont été bloqués de la même façon, pendant plusieurs mois, à la frontière de Gaza, contrôlée par les Israéliens (qui surveillent étroitement aussi les accès terrestres et maritimes); au cours de ces six derniers mois, au moins 10% des Palestiniens de Gaza n’ont pas eu accès à l’énergie électrique et une grande partie des déchets d’égouts se déversent en mer sans aucun traitement, avec des conséquences désastreuses pour l’écosystème.
Un cercle vicieux qui, souligne l’organisation, pourrait être facilement interrompu par Israël en consentant l’entrée de carburant, de pièces de rechange et de matériel de construction.
Israël ne également montré du doigt pour ses agissements dignes de l’apartheid. Cinquante trois membres de deux familles palestiniennes, expulsés de leur habitation à Jérusalem Est par les autorités israéliennes, ont officiellement été enregistrés comme «réfugiés», rapporte l’agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), Cette dernière exprime dans une note toute sa préoccupation pour le nombre croissant d’expulsions visant les résidents palestiniens, en faveur de familles israéliennes.
Un porte-parole de l’Unrwa a précisé que les deux familles chassées de Sheikh Jarrah y vivaient depuis 50 ans; elles sont en état de choc. D’après le Palestine Media Center, cité par Misna, dans ce même quartier de Jérusalem-Est, le week-end dernier un groupe de militants nationalistes israéliens a agressé un centre d’été pour les jeunes et ont attaqué quelques habitations de palestiniens, causant plusieurs blessés. Entre temps, en Cisjordanie, le climat est tendu entre les forces de sécurité de Tel-Aviv et les colonisateurs sauvages.
Le quotidien Haaretz fait référence à une intervention de la police à Maoz Esther, colonie illégale déjà démantelée à plusieurs reprises et reconstruite par les nationalistes. La semaine dernière, le site de Reches Sela avait été évacué, mais, écrit encore Haaretz, les colons y sont revenus progressivement. (apic/misna/pr)




