Limbourg : La résidence épiscopale n'est pas un édifice de prestige

L’architecte prend la défense de Mgr Tebartz-van Elst

Mayence, 19 octobre 2013 (Apic) L’architecte de la résidence de l’évêque de Limbourg s’est défendu le 18 octobre 2013 d’avoir jeté l’argent par les fenêtres Répondant aux questions de la chaîne de télévision ZDF, Michael Frielinghaus, par ailleurs président de la fédération allemande des architectes, a pris la défense de l’évêque contesté Mgr Tebartz-van Elst. «C’est un homme intelligent qui sait écouter ».

Michael Frielinghaus a déploré néanmoins la communication ‘fatale’ sur les coûts et l’avancement de la construction. Le public aurait dû être informé de manière plus transparente. Il comprend l’énervement actuel mais espère que la discussion pourra redevenir objective.

Situé en face de la cathédrale de Limbourg, un des édifices religieux les plus importants d’Allemagne, la résidence diocésaine est un lieu unique qui ne peut en aucun cas être considéré comme l’affaire privée de l’évêque. Pour lui, on ne peut pas parler de gaspillage mais plutôt d’un investissement durable qui servira aussi les successeurs de l’évêque. Celui qui pénètre dans le complexe se trouve dans un lieu de méditation et de recueillement qui s’exprime dans un langage formel discipliné avec peu de matériaux. Il s’agit d’une construction de haute qualité rendue difficile par l’exiguité des lieux, et par la présence d’un bâtiment ancien protégé à rénover sogneusement, souligne l’architecte. L’augmentation des coûts s’explique aussi par l’évolution du programme de construction. C’est ce qui n’a pas été communiqué correctement, note l’architecte.

Mgr Tebart-van Elst s’est impliqué dans la conception du bâtiment mais il n’a pas imposé de voeux particulier à l’architecte. Il lui semblait par exemple intéressant de rendre accessible au public les ruines de l’ancienne tour de défense sous les bâtiment actuels. Quant à l’appartement de l’évêque, qui ne constitue qu’un petite partie du complexe, il n’est en aucun cas démesuré. Sa chambre à coucher a par exemple été déplacée au sous-sol parce qu’il n’y avait pas de place disponible au rez-de-chaussée. Quant à son équipement, il d’agit d’une question privée que l’architecte n’a pas voulu commenter. (apic/kna/mp)

19 octobre 2013 | 19:20
par webmaster@kath.ch
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