«L’atteinte à la vie de ceux qui vont naître converti en ›droit’»

Espagne: Déclaration des évêques sur le projet de loi sur l’avortement

Madrid, 21 juin 2009 (Apic) La Commission permanente de la Conférence épiscopale espagnole (CEE) s’est réuni à Madrid, le 16 et 17 juin. Elle a dénoncé le «projet de loi sur l’avortement», que le Conseil des Ministres a rendu public le 4 mai dernier.

Comme fruit de ses réflexion, la commission a publié la «Déclaration sur le projet de loi sur l’avortement: l’atteinte à la vie de ceux qui vont naître converti en ›droit’». Selon les évêques, relate l’agence catholique Fides, si le projet de loi en question devient loi, cela comporterait «un grave retour en arrière dans la protection de la vie d’où surgirait un abandon plus grand des femmes enceintes, et en définitive un dommage très sérieux pour le bien commun».

L’aspect peut-être le plus obscur du projet «est le prétexte de qualifier l’avortement comme un droit qui devrait être protégé par l’Etat». En effet, durant les 14 semaines du terme qu’établit la loi, «la volonté de la mère se transforme en arbitre absolu de la vie et de la mort de l’enfant qu’elle porte en elle». Toutefois «le droit à la vie n’est pas une concession de l’Etat, c’est un droit qui précède l’Etat lui-même, et que celui-ci a toujours l’obligation de protéger».

Avorter n’a jamais été un soin

«Avorter n’a jamais été un soin, c’est toujours un meurtre», affirment les évêques. «Une politique de santé authentique doit toujours tenir compte de la santé de la mère enceinte, mais aussi de la vie et de la santé de l’enfant qui va naître».

Les évêques dénoncent aussi le fait que «ce projet de loi ne manifeste pas d’intérêt réel pour le bien des femmes tentées par l’avortement, en particulier les plus jeunes. On se limite à leur ouvrir un chemin vers un abîme moral et vers le syndrome post-avortement».

La déclaration se termine en rappelant que chaque être humain «est un don sacré pour ses parents et pour toute la société», et par conséquent «sa vie ne peut pas être laissée à l’arbitraire de quelqu’un, encore moins celui de l’État dont le devoir premier est exactement celui de garantir le droit de tous à la vie, comme élément fondamental du bien commun». (apic/fides/bb)

21 juin 2009 | 16:43
par webmaster@kath.ch
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