Rome: L’homosexualité ne peut devenir la norme

L’avis d’un spécialiste en psychiatrie sociale

Rome, 11 février 2010 (Apic) Au dernier jour de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille consacrée aux droits des enfants, le 10 février 2010 au Vatican, le Français Mgr Tony Anatrella est longuement intervenu sur «les enjeux de l’adoption des enfants par des personnes de même sexe». Dans un texte confié à I.MEDIA, le prêtre psychanalyste a jugé, devant les «revendications politiques» actuelles, que «les droits de l’enfant à naître et à vivre dans une famille composée par un homme et une femme sont largement menacés». S’opposant à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, il a mis en avant en premier lieu «l’intérêt supérieur de l’enfant» face aux «revendications subjectives» de certains. Il a affirmé que «l’enfant n’est pas un droit» et qu’il «se différencie grâce à son père et à sa mère». Mgr Anatrella a évoqué le danger des sociétés qui tendent à instituer «dans les lois des transgressions majeures». Ainsi, à ses yeux, «l’homosexualité ne peut pas devenir un principe éducatif puisqu’elle est à la marge de la norme de ce qui constitue un couple et une famille». «Une chose est d’en appeler à respecter les personnes, a encore soutenu le spécialiste en psychiatrie sociale, une autre est de permettre le mariage et la filiation à des personnes de même sexe». Le prêtre français a aussi évoqué le partenariat contractuel créé par le Pacte civil de solidarité (Pacs) dans son pays en 1999 qui «a fait chuter le nombre des mariages». «Le Pacs est à l’image de la précarité affective de l’époque actuelle et ne contribue pas à la paix sociale», a alors affirmé Mgr Anatrella pour qui, «bien au contraire, il participe à la dissociation invisible des liens symboliques dont la société a besoin pour vivre». (apic/imedia/lb/js)

11 février 2010 | 08:38
par webmaster@kath.ch
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