Suisse: L’initiative contre le remboursement de l’avortement par la LAMAL déposée
L’avortement est une affaire privée
Berne, 4 juillet 2011 (Apic) Le peuple suisse devra sans doute se prononcer sur la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par l’assurance maladie de base. Les milieux anti-avortement ont remis à la Chancellerie fédérale le 4 juillet 2011 leur initiative populaire munie de quelque 111’000 signatures.
Le texte exige que l’interruption de grossesse et la réduction embryonnaire soient radiées des prestations de l’assurance maladie de base. La loi pourrait prévoir de rares exceptions, notamment en cas de viol ou lorsque la vie de la femme enceinte est en danger, a précisé le conseiller national Peter Föhn (UDC/SZ).
Le comité de l’initiative a relevé qu’il ne prétend pas interdire l’avortement, même s’il déplore sa banalisation. Mais son financement doit être une affaire privée, aux yeux de ses membres issus de l’UDC, du PDC, du PLR, du PEV, de l’UDF et des milieux religieux. Pour les initiants, personne ne doit être tenu de financer avec ses primes les avortements d’autrui.
«L’avortement n’est pas une maladie; l’assurance se doit de protéger la santé et non la destruction de la vie», estime Peter Föhn. Pour ses auteurs, l’initiative fera en outre qu’il n’y aura plus, de la part de l’assurance-maladie, d’incitation financière en faveur des avortements. A l’instar de leurs homologues américains, les milieux anti-avortement suisses s’attaquent au financement public dans l’espoir de réduire le nombre d’IVG. Aujourd’hui la Suisse a atteint un taux d’avortement parmi les plus bas du monde. Il se situe à 6,4 IVG pour 1000 femmes de 15 à 44 ans. (apic/mp)



