Rome: La chef de file des ›Damas de blanco’ de Cuba rencontre le pape François
L’Eglise catholique cubaine critique les opposants de l’étranger
Rome, 8 mai 2013 (Apic) A l’issue de l’audience générale du 8 mai 2013 au Vatican, le pape François a salué la chef de file des ›Damas de blanco’, l’opposante cubaine Berta Soler, a constaté I.MEDIA. Deux jours plus tôt, la revue catholique ‘Espacio laical’ publiée par le diocèse de La Havane, avait fustigé les dissidents qui demandent aux Etats-Unis et aux pays européens de s’opposer au régime castriste.
«Certaines personnes, aussi bien cubaines qu’étrangères, demandent avec insistance aux centres de pouvoir mondiaux qu’ils déstabilisent le gouvernement cubain», déplorait la revue. Des propos qui s’inscrivent dans le contexte du dialogue inédit instauré entre l’Eglise et les autorités cubaines par le cardinal de La Havane, Jaime Ortega. Cette détente dans des relations longtemps difficiles a fait ses preuves, notamment dans le domaine de la liberté religieuse et de l’éducation.
Seule confession religieuse de l’île, l’Eglise catholique est devenue un interlocuteur privilégié et critique du régime castriste. Elle s’est récemment attachée, avec succès, à faire libérer des prisonniers politiques. Elle reste néanmoins empêchée de construire de nouveaux lieux de culte, et demeure la cible de nombreuses tracasseries administratives.
Peu avant l’audience, Berta Soler avait fait connaître son intention de remettre de la part des épouses de détenus politiques deux lettres : l’une au pape François et l’autre à son prédécesseur, Benoît XVI.
«Je respecte le cardinal Ortega et ‘Espacio laical’, mais ces propos sont totalement partiaux», a affirmé l’activiste au journal cubain ‘Diario de Cuba’ en référence aux critiques formulées envers les opposants au régime à l’étranger. Selon Berta Solder, la revue devrait aussi évoquer les «problèmes sociaux du pays, des prisonniers politiques et de la répression à l’encontre des ›Damas de blanco’», notamment lorsqu’elles assistent à la messe.
Le mouvement des ›Damas de blanco’ est composé des femmes et de proches de détenus politiques qui manifestent leur opposition en se rendant chaque dimanche à la messe vêtues de blanc avant de défiler en silence dans les rues. (apic/imedia/mm/mp)



