Suisse: Référendum contre la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins

L’Eglise catholique en avant-garde de la lutte

Berne, 8 janvier 2013 (Apic) Les organisations de «l’Alliance pour le dimanche» qui comprend notamment la Commission Justice et Paix et la Conférence des évêques suisses (CES) ont lancé le 8 janvier 2013 le référendum contre la révision de la Loi sur le travail. En cause, la volonté du Parlement d’introduire l’ouverture 24 heures sur 24 des magasins des stations-service.

«Le dimanche férié nous offre le temps du repos et de la régénération. Non seulement en tant qu’individu, mais aussi en tant que membre de la société», rappelle l’Abbé d’Einsiedeln Martin Werlen. Il insiste sur le fait que le dimanche férié nous donne «un espace de temps pour la famille, les amis, la communauté».

Le 14 décembre 2012, le Parlement a pris la décision de déréglementer les horaires d’ouverture des magasins des stations-service, et d’instaurer pour la première fois la journée de travail de 24 heures dans le commerce de détail. Ce faisant, il élargit aussi le travail dominical. Cela entraîne des conséquences dans toutes les branches et sape des libertés sociales importantes, souligne le texte du communiqué.

Les femmes touchées en première ligne

Les référendaires notent que «le manque de clarté du champ d’application entraînera une prolifération sauvage, incontrôlable des magasins et accroîtra fortement la pression à la libéralisation dans le commerce de détail». Le projet de loi ouvrirait en outre la porte à de «nouvelles tentatives radicales de libéralisation au Parlement», affirme Vania Alleva, coprésidente du syndicat Unia.

Le personnel de vente pâtit déjà de salaires bas, d’horaires de travail morcelés et du travail sur appel. Les femmes, qui constituent presque 70 % du personnel de vente, seront frappées de plein fouet par la prolongation des horaires d’ouverture, déplore le communiqué.

La flexibilisation nuit à la santé

«Le travail de nuit et le travail du dimanche portent atteinte à la santé», avertit Klaus Stadtmüller, président de la Société Suisse de Médecine du Travail.

Avec la flexibilisation continue des horaires de travail, des libertés sociales

importantes se perdent également, rappellent les organisations référendaires.

Des photos sont disponibles auprès de l’Apic apic@kipa-apic.ch au prix de CHF 80.– la première, CHF 60.– les suivantes. (apic/com/rz)

8 janvier 2013 | 17:24
par webmaster@kath.ch
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