Les évêques maronites, à l’issue de leur assemblée à Dimane, ont déploré le marasme économique qui touche essentiellement les jeunes générations. De nombreux jeunes Libanais, détenteurs de diplômes d’études supérieures, cherchent un travail qui répondrait à leurs aspirations et à leurs compétences pour ne pas être obligés d’émigrer. Pour les chefs religieux maronites, leur départ constituerait une grande perte pour le Liban qui a besoin de tous ses potentiels pour se reconstruire. Et d’ajouter que la crise du chômage au Liban est aggravée par l’absence d’une politique de développement équilibrée et d’un plan visant à orienter les étudiants vers des professions dont le marché libanais a besoin. Le pays souffre d’une pléthore de candidats dans le domaine de la médecine, du génie et du droit.

L’Eglise dénonce le marasme économique au Liban

Les évêques soulignent encore la nécessité d’un contrôle effectif des prix «en vue de soulager les catégories défavorisées de la population». Concernant les «repentis» de l’Armée du Liban-Sud (supplétifs de l’armée israélienne dans la zone occupée par Israël au Sud-Liban) qui se sont livrés à la justice, les évêques maronites soulignent que ces collabos sont en majorité des «pères de famille et de bons Libanais attachés à leur patrie contrairement à ce que certains prétendent». (apic/orlj/be)

2 septembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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