L'Eglise doit avancer dans une pleine communion

Rome: Divorcés remariés : Le Vatican met en garde contre des initiatives capables de créer la «confusion»

Rome, 8 octobre 2013 (Apic) Parallèlement à l’annonce de la convocation d’une assemblée extraordinaire du Synode des évêques sur la pastorale de la famille en octobre 2014, le porte-parole du Saint-Siège, a mis en garde le 8 octobre 2013, contre des initiatives particulières qui pourraient créer la confusion parmi les fidèles. Il convient que l’Eglise avance dans la pleine communion sur ce sujet, a assuré le Père Lombardi faisant allusion à un document d’un service pastoral du diocèse de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, demandant aux prêtres d’assouplir les règles sacramentelles à l’égard des divorcés remariés.

Dans une lettre circulaire envoyée aux prêtres du diocèse, un service de l’archevêché de Fribourg-en-Brisgau a ainsi demandé de tendre main aux couples de divorcés remariés, et de considérer, au cas par cas, la possibilité de leur donner la communion et de leur confier des missions au sein des paroisses.

Ce document, qui pourrait être étendu au pays entier, est le fruit d’années de discussion sur le sujet dans l’Eglise allemande. Le président de la Conférence des évêques, et depuis peu ancien archevêque de Fribourg-en-Brisgau, Mgr Robert Zollitsch, connu pour ses positions «progressistes», s’était déjà exprimé publiquement en faveur d’une ouverture aux couples en situation irrégulière aux yeux de l’Eglise.

Le Père Lombardi a toutefois mis en garde contre les risques de telles initiatives locales. «Dans ce contexte, proposer des solutions particulières de la part de personnes ou de services locaux peut risquer de générer de la confusion». Et d’insister : «Il est bon de mettre en évidence l’importance de mener un chemin dans la pleine communion de la communauté ecclésiale».

Réagissant dans la presse italienne, le père jésuite a assuré : «Rien ne change, il n’y a aucune nouveauté pour les divorcés remariés». Selon lui, le texte «est issu d’un service pastoral local et n’implique pas la responsabilité de l’évêque». Il s’agirait ainsi à ses yeux d’une «fuite en avant» et ne serait en aucun cas «officiellement l’expression de l’autorité diocésaine».

Synode sur la pastorale familiale

La question sera donc débattue au cours de l’assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques consacrée à la pastorale de la famille et du mariage, convoquée du 5 au 19 octobre 2014.

Au cours d’une rencontre avec le clergé romain, le 16 septembre dernier, le pape François avait estimé qu’il fallait réfléchir au «sérieux problème» de la pastorale des personnes divorcées et remariées qui ne peuvent recevoir la communion si la nullité de leur mariage précédent n’a pas été reconnue canoniquement. Le pape avait évoqué ce point en des termes très similaires dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro, à la fin du mois de juillet dernier. «On doit regarder cela dans la totalité de la pastorale du mariage», avait-il répondu au journaliste qui l’interrogeait sur un possible changement de discipline.

Benoît XVI avait déjà abordé le sujet à plusieurs reprises. A Milan, lors de la 7e Rencontre mondiale des familles, en juin 2012, il avait notamment souhaité que «les diocèses prennent des initiatives d’accueil et de proximité adéquates». (apic/imedia/mm/mp)

8 octobre 2013 | 14:46
par webmaster@kath.ch
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