Rome: L’esprit de Vatican II était présent tout au long du synode, se félicite Mgr Bruno Forte

L’Eglise doit donner la priorité absolue aux jeunes

Rome, 26 octobre 2012 (Apic) Pour Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto, en Italie, «l’esprit de Vatican II» a soufflé tout au long du Synode sur la nouvelle évangélisation qui s’achève à Rome. Interrogé par l’agence I.MEDIA, ce théologien de renom juge que les jeunes doivent constituer «une priorité absolue dans l’Eglise» et ne pas être négligés afin de devenir eux aussi des acteurs de la nouvelle évangélisation.

«Au cours de ce synode, estime Mgr Forte, nous avons vraiment vécu l’esprit du Concile Vatican II, un esprit de grande communion autour du successeur de Pierre, de grande ouverture vers le monde à l’enseigne d’un comportement de sympathie et d’amitié qui veut valoriser tout le bien de l’Evangile et annoncer à tous sa beauté».

En tant que membre du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, Mgr Forte dit n’avoir pas constaté pendant le synode «une ambiance pessimiste», que certaines interventions alarmistes des débuts avaient alimentée aux yeux de la presse, «mais un climat de joie et d’espérance». «J’ai eu l’impression que, de tous côtés, le besoin d’une nouvelle évangélisation ne naissait pas seulement d’une situation de crise – qui existe bien évidemment – mais surtout d’un grand amour des hommes».

Les jeunes, acteurs de la nouvelle évangélisation

Au cours des travaux, confie l’archevêque de Chieti-Vasto, les Pères synodaux se sont rendu compte que les jeunes devaient constituer «une priorité absolue dans l’Eglise». Qu’il faut les écouter et les prendre en considération. «Il est nécessaire de nouer des relations personnelles avec les jeunes, précise-t-il, afin qu’ils ne soient pas seulement des destinataires mais eux aussi des acteurs de la nouvelle évangélisation».

Les divorcés-remariés ont également fait l’objet d’une attention particulière pendant le synode, au cours duquel certains ont souligné que l’Eglise devait revoir sa position à leur égard. Si Mgr Forte affirme que les divorcés-remariés ne doivent pas se sentir «hors de l’Eglise» et doivent pouvoir «vivre une communion spirituelle à travers une vie de foi, de prière, de relations avec la vie chrétienne», il se montre plus réservé en ce qui concerne l’accès à la communion eucharistique. «Participer à la messe du dimanche sans pouvoir recevoir la communion, soutient-il, ne veut pas dire qu’il n’y a pas de participation spirituelle mais une possibilité de s’impliquer dans l’engagement de la vie communautaire». (apic/imedia/cp/mp)

26 octobre 2012 | 14:25
par webmaster@kath.ch
Partagez!