Rome: Appel à un examen de conscience lors du Synode sur la nouvelle évangélisation
L’Eglise doit faire preuve de plus d’humilité
Rome, 16 octobre 2012 (Apic) Pour que son message soit crédible, l’Eglise doit faire preuve de plus d’humilité, de simplicité, d’un esprit de conversion et de purification. La nécessité de cet examen de conscience, surtout de la part de la hiérarchie ecclésiale, est l’une des tendances qui se dégage du Synode pour la nouvelle évangélisation au Vatican. Diverses interventions lors de la 12e Congrégation générale du 15 octobre 2012 allaient dans ce sens.
Selon le ministre général de l’Ordre des Franciscains, le père José Rodriguez Carballo, l’Eglise court le risque que son message soit «difficilement crédible» et «noyé au milieu d’un flot de paroles» si elle ne fait pas preuve d’une «vie cohérente vécue selon la logique de la pauvreté et du service gratuit, à l’enseigne de la simplicité et de la proximité envers les plus faibles».
«Humblement», les cadres de l’Eglise doivent «prendre acte ensemble des problèmes, des divisions, du manque de fidélité à l’Evangile», du risque de confusion avec le pouvoir ou la recherche d’une sécurité économique, a souhaité pour sa part le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales. Il faut donc selon lui «purifier l’esprit et l’action pastorale, en union avec les fidèles».
Pour une conversion personnelle et structurelle
Même son de cloche chez Mgr Ladislav Nemet, évêque de Zrenjanin, en Serbie, aux yeux duquel «la conversion personnelle et structurelle» de tous les membres de l’Eglise est «de la plus haute importance en ce moment de l’histoire».
L’évêque d’Almeria, en Espagne, Mgr Adolfo Gonzales Montes, a soutenu quant à lui que la nouvelle évangélisation passait par le «renforcement interne de la communion ecclésiale» et par «la sainteté de vie et le témoignage de la charité».
Le maître général des dominicains, le Père Bruno Cadoré, a souhaité que l’Eglise, dans la rencontre avec «nos contemporains, croyants ou non», puisse «manifester d’abord l’amitié de Dieu avec les hommes, avant de formuler des réponses à des questions qui ne sont pas posées dans les termes qu’on leur impose parfois».
Le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, à quant à lui rappelé que «tous les saints martyrs, confesseurs, docteurs de l’Eglise étaient témoins du Christ et évangélisateurs».
Les jours précédents, d’autres Pères synodaux avaient appelé de leurs vœux un examen de conscience de la part de l’Eglise. Dans la matinée du 9 octobre, l’archevêque philippin Mgr Socrates Villegas avait ainsi soutenu que la hiérarchie de l’Eglise devait «éviter l’arrogance, l’hypocrisie et la bigoterie» afin d’être capable d’évangéliser. Avant d’annoncer l’Evangile, «l’Eglise doit se convertir» et «se demander si elle le vit», a confié pour sa part à I.MEDIA Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, en France et secrétaire spécial de ce synode.



