Rome : «Que ceux qui sont aveuglés par le mal se repentent des erreurs commises», demande le pape à l’audience générale

«L’Eglise fait face à la haine avec l’amour»

Rome, 10 septembre 2014 (Apic) Devant quelque 30’000 personnes réunies place Saint-Pierre pour l’audience générale, le pape François a souhaité que Dieu donne du courage aux fidèles du Moyen-Orient et de la Syrie et qu’il «ouvre les yeux de ceux qui sont aveuglés par mal pour qu’ils «se repentent des erreurs commises», alors que la région est traversée par de nombreuses et graves crises.

Dans sa catéchèse, le pontife a également affirmé que pour changer le monde, il ne fallait pas se contenter «d’aimer ceux qui nous aiment mais bien de faire le bien à ceux ne pourront pas nous le rendre».

L’Eglise «fait face à la haine avec l’amour, défait la violence avec le pardon et répond aux armes avec la prière», a lancé le pape François en s’adressant aux fidèles de langue arabe. «Que le Seigneur récompense votre fidélité, qu’il vous donne le courage dans la lutte contre les forces du Malin», a-t-il demandé avant de poursuivre : «Qu’il ouvre les yeux de ceux qui sont aveuglés par le mal afin qu’ils voient bientôt la lumière de la vérité et qu’ils se repentent des erreurs commises».

La Syrie est enlisée dans une guerre civile depuis plus de trois ans, tandis que les djihadistes de l’Etat islamique gagnent progressivement du terrain dans la région, entre ce pays et l’Irak voisin, semant terreur et mort. La situation à Gaza a récemment retenu elle aussi toute l’attention du pape. Les chrétiens, en tant que minorité, sont particulièrement touchés par ces conflits.

Changer le monde

Poursuivant son cycle de catéchèses sur l’Eglise, le pape a évoqué son rôle de mère miséricordieuse. Les chrétiens, a-t-il souligné, sont invités à imiter cet exemple. «Un chrétien qui ne serait pas miséricordieux, a assuré le pontife, cela n’existe pas, car il s’agit du cœur de l’Evangile». Pour cela, a-t-il ajouté, «il ne suffit pas de faire le bien à ceux qui nous font du bien. Pour changer le monde, il faut faire du bien à ceux qui ne pourront pas nous le rendre». «Combien avons nous payé pour notre rédemption ?, a-t-il insisté, rien, c’est gratuit !»

Au terme de sa catéchèse, le pape a salué les officiers et les marins de l’équipe navale engagée dans l’opération ›Mare Nostrum’. Lancée en 2013, cette opération a pour objectif de faire face à l’afflux de migrants et d’éviter les nombreux naufrages meurtriers en Méditerranée. Ce thème tient particulièrement à cœur au pape François, qui s’était rendu sur l’île de Lampedusa dès le début de son pontificat. (apic/imedia/mm/mp)

10 septembre 2014 | 11:37
par webmaster@kath.ch
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