Sion: Le vicaire général du diocèse prend position sur l’affaire Rappaz

L’Eglise n’a pas à appeler à la libération du chanvrier

Sion, 20 novembre 2010 (Apic) Après le refus du Grand Conseil valaisan de gracier le prisonnier gréviste de la faim Bernard Rappaz, le 18 novembre, certains élus ont reproché aux députés démocrates-chrétiens d’avoir manqué à leur devoir de chrétien. Vicaire général du diocèse de Sion, Bernard Broccard donne son avis sur le sujet dans le quotidien vaudois «24heures» du 19 novembre.

Pour le chanoine Broccard, les députés «chrétiens» n’avait pas à gracier Bernard Rappaz. Il rappelle que la vie est un devoir pour le chrétien. Une vie que le chanvrier «ne respecte pas puisqu’il la met en danger». Le chanoine estime dès lors que le «premier acte de compassion chrétienne» envers Bernard Rappaz, c’est de «prier pour qu’il renonce à mettre sa vie en danger et revienne à une attitude plus raisonnable».

Ouvrir la porte à d’autres dérives

Pour le vicaire général du diocèse de Sion, l’Eglise n’a pas à appeler à la libération de Bernard Rappaz ou à intervenir pour qu’il cesse sa grève de la faim. «C’est Bernard Rappaz lui-même qui se laisse mourir. Nous laisser maintenant emporter par l’émotion du moment et le faire libérer, c’est oublier cela et ouvrir la porte à toutes sortes de dérives. Imaginez qu’un meurtrier agisse comme lui!», a-t-il déclaré à 24heures.

En outre, le chanoine Broccard ne se prononce pas quant au fait de devoir nourrir le chanvrier de force. «Le «bon larron» a reconnu que sa peine était juste, il a demandé pardon et a assumé les conséquences de ses actes», a-t-il déclaré. (apic/24heures/pc/nd)

20 novembre 2010 | 17:10
par webmaster@kath.ch
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