Rome:
L’Eglise tchèque en chiffres
Rome, 22 septembre 2009 (Apic) Du 26 au 28 septembre 2009, Benoît XVI effectuera en République tchèque son 13e voyage apostolique à l’étranger, tout juste 20 ans après la chute du régime communiste dans le pays lors de la «Révolution de velours». En réponse à une invitation du président Vaclav Klaus, le pape se rendra ainsi à Prague, Brno et Stara Boleslav, dans un pays marqué par l’athéisme où un peu moins d’un tiers des habitants est catholique.
Selon des chiffres du Bureau central des statistiques de l’Eglise, la République tchèque compte ainsi plus de 3 millions de catholiques sur une population totale de près de 10 millions d’habitants, ce qui représente 31,7 % de la population. La majeure partie de ces catholiques est, comme dans toute société sécularisée, peu pratiquante.
Avant le régime communiste (1945-1989), plus de 80 % de la population était catholique. Aujourd’hui, la République tchèque est souvent présentée comme un pays où l’athéisme est maître.
Au 31 décembre 2008, on dénombrait 9 diocèses catholiques en République tchèque, 21 évêques, plus de 2’500 paroisses, et un peu plus de 1’950 prêtres. Le nombre de diacres permanents s’élève à 178, et celui des religieux non prêtres à 116. On compte par ailleurs quelque 1’600 religieuses et 160 laïcs membres d’instituts séculiers. La République tchèque compte en outre 184 séminaristes. Les ordinations sacerdotales sont, chaque année, de moins en moins nombreuses.
Sur le plan éducatif, le Bureau central des statistiques de l’Eglise recense 39 écoles maternelles et primaires catholiques pour quelque 5’400 élèves. 33 établissements secondaires accueillent un peu plus de 8’500 élèves et près de 2’000 étudiants fréquentent les 7 instituts supérieurs catholiques du pays.
Nombreuses sont les structures caritatives en République tchèque qui appartiennent ou sont dirigées par des ecclésiastiques ou des religieux. On compte ainsi une cinquantaine d’hôpitaux, près de 100 dispensaires, 134 maisons de soins ou de retraite, 59 orphelinats, 58 centres familiaux pour la protection de la vie et 170 centres spéciaux d’éducation ou de rééducation sociale.
Le paysage religieux en République tchèque
Le régime communiste tchécoslovaque (1945-1989) a entamé un mouvement important de déchristianisation des populations tchèque et slovaque sur cette terre évangélisée par les missionnaires grecs chrétiens Cyrille et Méthode au milieu du 9e siècle. Au 15e siècle, le prêtre réformateur Jan Hus (vers 1369-1415), qui dénonçait la corruption de l’Eglise, fut accusé d’hérésie et brûlé vif. Sa mort déclencha une révolution religieuse, politique et sociale en Bohême et 18 années de guerre.
Sur le plan religieux, Tchéquie et Slovaquie connaissent des évolutions très différentes depuis le «divorce de velours», le 1er janvier 1993, date de leur séparation. Le mouvement de sécularisation s’est ainsi accru en République tchèque (60 % de la population se déclare sans confession en 2009) tandis que près de 70 % de la population slovaque est catholique.
Dans ce contexte, le paysage religieux n’est pas très diversifié en République tchèque. On note essentiellement la présence d’une minorité protestante (2,1 %) et de quelques milliers d’orthodoxes.
Enfin, si Prague abrite encore des monuments (synagogue, cimetière) liés au judaïsme, la communauté juive est extrêmement réduite. Avant l’invasion nazie et la déportation vers les camps de concentration d’Europe de l’est, cette communauté comptait environ 360’000 personnes. (apic/imedia/ami/js)



