Rome: 16e réunion plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales
L’encyclique ›Pacem in terris’ au cœur des prochains travaux
Rome, 5 mai 2010 (Apic) L’Académie pontificale des sciences sociales a annoncé le 5 mai son intention d’analyser dans les années à venir les questions soulevées par l’encyclique Pacem in terris sur «la paix entre toutes les nations», à la lumière de l’actualité récente, un demi-siècle après sa publication par Jean XXIII (1958-1963).
«Lors des assemblées plénières de 2011 et 2012, en vue du 50e anniversaire de l’encyclique, en 2013, nous chercherons à savoir comment ces questions apparaissent aujourd’hui», a ainsi annoncé la présidente Mary-Ann Glendon, qui dressait devant la presse le bilan de la 16e réunion plénière de l’académie achevée la veille au Vatican.
Selon la présidente, l’étude de Pacem in terris est particulièrement digne d’intérêt en raison de plusieurs éléments propres à l’encyclique, comme le fait qu’elle s’adresse aussi «à tous les hommes de bonne volonté» et qu’elle accorde une large place aux droits de l’homme. L’Académie pontificale des sciences sociales a annoncé qu’elle ferait le point sur certains éléments de l’encyclique comme le sécularisme, la liberté de pensée, de conscience et de religion. La question de la gouvernance internationale sera également au cœur des travaux à venir.
En 1963, en pleine Guerre Froide, Jean XXIII décidait de publier ce qui devait être sa dernière encyclique, consacrée à «la paix entre toutes les nations, fondée sur la vérité, la justice, la charité, la liberté». Selon ce document pontifical, dont la portée a été universelle, il ne peut y avoir de paix sans des rapports humains authentiques qui passent par le respect des droits, de la dignité et de la liberté des autres. C’est sur ce fond éthique que l’encyclique traite de la guerre et dénonce la course aux armements, en particulier le recours aux armes atomiques. (apic/imedia/cp/bb)



