Rome: Le Vatican s’oppose à l’exécution de Tarek Aziz

L’ex-vice-premier ministre irakien a été condamné pour crimes contre l’Humanité

Rome, 27 octobre 2010 (Apic) Le Vatican a demandé que la condamnation à mort de l’ancien vice-premier ministre irakien ne soit pas exécutée. Chrétien, Tarek Aziz avait été reçu au Vatican en février 2003 par Jean-Paul II qui souhaitait alors éviter l’invasion américaine en Irak.

Rappelant que la position de l’Eglise catholique sur la peine de mort était connue, le porte-parole du Vatican a ainsi souhaité que la sentence contre Tarek Aziz ne soit pas exécutée. Et cela, a ajouté le Père Federico Lombardi dans une déclaration envoyée à la presse, afin de « favoriser la réconciliation et la reconstruction de la paix et de la justice en Irak après les grandes souffrances endurées ».

Par ailleurs, poursuit le Père Lombardi, en ce qui concerne une éventuelle intervention humanitaire, le Saint-Siège n’a pas pour habitude d’opérer publiquement mais par les canaux diplomatiques dont il dispose.

Condamné à mort par pendaison

L’ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein a été condamné à mort par pendaison le 26 octobre par le Haut tribunal irakien pour « crimes contre l’Humanité » en raison de son rôle dans l’élimination des partis religieux. L’ex-bras droit du raïs purge déjà une peine de 15 ans de prison pour son implication dans le meurtre de commerçants en 1992 et une autre de 7 ans pour sa participation aux exactions contre les Kurdes de confession chiite dans les années 1980.

Tarek Aziz, chef de la diplomatie puis par la suite vice-premier ministre du régime baasiste, devint le visage de la dictature irakienne à l’étranger après l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Ses entretiens avec le secrétaire d’Etat américain de l’époque, James Baker, à Genève, en janvier 1991, ne purent empêcher la première Guerre du Golfe, en 1991. (apic/imedia/ami/amc)

27 octobre 2010 | 09:05
par webmaster@kath.ch
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