l’histoire des soeurs hospitalières. 1781 que les Soeurs sont arrivées ici.

L’hôpital des bourgeois, reçue là non par hasard, puisqu’il se confont avec

Jusqu’en 1955.

Interview de la Soeur Marie-Jeanne, Supérieure générale.

Les soeurs, quand sont elles arrivées. Les premières en avril 94,

ensuite au mois de juin. 7 au mois d’avril, 15 en juin et 20 en septembre.

42 en tout, dont 33 rwandaises. Les six sont les premières à repartir: 4

rwandaises et deux européennes, soit une bulloise et une française.

Les prénoms de seours qui partent? Didacienne, Liberata, Felicite, et Floride.

Ces soeurs sont volonmtaires pour repartir. Et d’autres les envie. Elles

attendent leur tour.

A quoi ont-elles occuper leur temps ici à Fribourg. Et comment ont-elles

surmonter? Elles avaient besoin de se refaire. Les dernières arrivées en

particulier, besoin de reprendre pied. Elles ont vécu déjà chez elle l’exode avec les gens de leur pays. Elles n’ont pas eu à manger tous les jours.

Vus les massacres… donc il fallait intégrer tout cela à leuir vie. Pas

simple. Elles ont bénéficié d’un resssourcement spirituel, au fond d’une

recherche psychologique aussi pour savoir ou elles en sont et comment elles

vont pouvoir repartir dans leur pays…. encorer en conflit. Ou les massacres se poursuivent. Fuirent ces cauchemars…. mais aussi les intégrer au

niveau du psychisme.

Elles se sont aussi occupées… un surcroit de travail certes… mais

aussi ont donné de la vie… une excellente ambiance. Presque toutes logeaient à la maison mère. 13 se trouvent en circuit de formation. Les premières qui sont arrivées, qui ont des études interrompues là-bas, des études

en général de soigannte. Elles ont eu la possibilité de la poursuivre en

Suisse. Ecole de la foi, école d0infirmière, d0’aide soignante etc.

Celles qui partent maintenant…. Elles sont prêtes à affronter ce rwanda. Je crois qu’on est jamais prêt pour surmonter l’horreur. Les horreurs

prévisibles. Je pense que la force elle est là. Elles veulent retrouver

leur peuple qu’elles ont laissé. Elles ont quitté le Rwanda un moment pour

se refaire. Beaucoup n’ont pas de nouvelles de leur famille. Quelques unes

n’ont plus de famille. Toutes ont perdu quelqu’un.

Etre asvec les gens, les retrouver…. hutu et tutsi… elles sont des

deux ethnies… Des projets immédiats.. comme soeurs soignangtes, hospitalière… auprès des pauvres. Principalement il faut qu’elles partent en ne

sachant pas ce qu’elles vont y faire. Elles partent dans le bleu au niveau

d’un projet précis. Rien. Elles repartent pour être chez elles avec leur

peuple. Nous avons deux centres de santé… là-bas, ou nous ne pouvons pas

y aller. Nous ne pouvons pas y retourner pour le moment. Elles iront à

Capg… … la maison du noviciat, qu’elles ont quitté au mois de novembre… elles retournent la bas… Suzr place… elles évalueront… phase

évalua!tive. D’abor, se reconstiruer et prendre contact avec les gens.

EWlles vont préparer le retpur des autres, qui se fera petit à petit.

Elles ont entre 22 et 35 ans. Elles savent que la situation n’est pas brillante. «On tue toujours… on tuie «proprement». On vient te chercher et on

dit il y a quelqu’un qui t’entends là bas…. Et c’est pour le tuer».

Reconstruir? Pas bâtiment. Il y a à reconstruire une communauté humaine,

sociale et chrétienne. C’est d’abor ça… être présent avec les gens.

Comment elles ont vécu ici en Suisse

Important: ce que nous aimerions: garder un contact précis et régulier,

ce que nous n’avions pas avant. Priorité. Il faut sur place qu’elle puissent faire le constat néceaasire et éventuiellement des propositions de

projet… Nous irons ensuite sur palce…. Maintenant: une phase évaluative. PLus une pésence humaine.

La neige…..

S. Marie Emmanuelle… française… la resonsable régionale…. Son sentiment avant de retourner: mélangé…. la joie de pouvoir permettre au soeurs rwandaises de raprtir chez elles… et nous dans un pays qui est devenu le notre aussi… Une certaine appréhenson quand même.. parce qu’on ne

sait pas ce qu’on va retrouver.. On sait qu’on va retrouver un pays très

différent. On va retrouver des gens avant de retropuver un lieu. On ne sait

pas du tout ce qu’on va faire… on essairea de sentir un peu… de préparer le cheminb pour les autres. Nouns ne savont pas ce que nous feront….

En tout cas reprendre contact avec les familles de nos soeurs. Savoir ou

elles sont. Répondre à un besoin spirituel et social.

Comment le passage en Suisse, ce ressourcement: un temps nécessaire de

recul pour prendre du recul par rapport aux évébnements. Autant pour nous

européennes que pour les rwandaises. Essayer de digérer tout ce qui s’est

passé… Des appréhentions? Non… des interrogations certaienemt. un peu

d’appréhentsion parce que c’est dans l’inconnu. 21 ans au Rwanda

Soeur Rita, de Bulle

24 ans au Rwanda. Revoir les gens qui sont peu être encore sur place…

Nous sommes allés là bas pour aider tout le monde, sans distinction d’ethnie, et de religion. Nous y rtetournons dans ce but. Au départ ce sera plus

une prsence qu’une aide… PLus de joie que d’appréhension. Oui. Elle était

rentré avant les évélnements fin janvier. J’ai souffert de savoir ce qui se

passait, alors que k’étais loin… et maintenant, je suis apaisée depuis

que je sais que je vais repartir.

Du courage? Non une réponse simplement à un besoin: retourner chez ces

gens qui sont maintenant ma famille. Je mes suis passablement ressourcées à

la maison mère. Le travail, la lecture… De la famille à Bulle encore…

Ma famille, ce qu’elle dit? c’est dur, mais il me comprennent. Ils comprennent que ma place maintenant c’est là bas.

Les autres soeurs…

Soeur Didacienne: mon sentiment? contente. J’ai un peu peur comment je

vais être reçue… je ne sais pas ce q ui se passe maintenent dans mon

pays. Unpeu peur mais pas beaucoup. Très contente de retrouver des gens qui

ont besoin de nous…. De la famille…. des gens de ma fgamille ont été

massacrés… ma mère est morte faute de soin…. encore de la famille… je

ne sais pas où elle est.

S. Felicité…. quel sentiment? joie. Retrouvé les gens que j’ai laissé.

Famille. Pas ddee nouvelle. Rien, si les membres sont en vie ou non. Pass

ce crainte… je sais que la situation est encore terrible.. mais je rentre

quand même. Je me sens suffisamment courageuse pour y retourner. Reconstruire une communauté. Les premiers jours? On part… on verra… on écoutera d’abord les gens… être une oreille… aussi au mois de spetembre.

Plus de joie que de crainte.

S Liberata… On arrive lundi. Cap….. Contente de returner… je vais

retrouver les gens… alors cela me rassure. Famille? Oui j’ai encore de la

famille… j’ai perdu d’autres emmbres… Des nouvelles… non… et les

nouvelles qu’on a ne sont pas bonnes. Cela ne m’emp he pas d’y retourner.

Idem quand elle arrive. Aller dire bonjour aux gens que je connaissais, les

écouter. Préparer le terrain.

S. Florida…. 28 ans. J’ai choisi de rentrer… Je ne sais pas très

bien ce qui nous attend…. je vais retrouver mes compatriotes.. et partager ce qu’il ont vécu. Aucune appréhension. De l’opitimiseme… de

l’espor… de reonctruire une communauté… Vivre avec les autres, avec les

gens qui sont encore là bas. La famille? Je ne sais rien de ma famille. Son

père a été tué… le reste, pas de nouvelles… tentera de les localiser.

Dès que je serai la bas… Quitter le froid de la Suisse pour le Soeil…

Il y a quelque chose qui vous faire perur? Non…. ni du froid ni de rentreer dans un pays meurtris… 4) Surmonter la terrreur de ce que j’avais

vécu…. surmonter avec l’aide… Ces visions de terreur… la mort… etc

les massacres… Du bien de ressourcer.

1) Vécu….. nous sommes arrivées en septembre…. le froid, la neige…

restée à la Maison mère… Didacienne a préparé ses voeux prrpétuels… ce

que j’aurais du faire au Rwanda…. avec deuxc de mes consoeurs…. et j’ai

eu la fggrande joie de même que mes soeurs à faire mes voeux perpétuels

ici. Une blle histoire. C’était le 26 décembre.

2) Me reposé… la vie communautaire… ressourcer… La fondue, le

froid… la neige….

3) Une bonne expériuence en Suisse… l’accueil, quio m’a aidé à sortir de

moi-même… j’étais tellement fatiguée, à bout… 30 ans, 31 … avant…

Le maire…

Ce que vous êtres, votre histoire, la vocation que vous avez. Et puis ce

qu’est la ville de Fribourg, ce qu’est son histoire. Ce qui relie la ville

à la communauté… par ce bâtiment…

Aujourd’hui est surtout un moment de reconnaissance pour ce que vous

avez fait, vous, la communauté, pour tout ce que vous avez apporté, votre

témoignange, votre engagement au service de notre population. J’aimerais

vous féliciter pour le courage que vous avez, la ferme détermination, que

j’appelerais tout simplement la foi. Pour vous féliciter de cette foi que

vous allez mettre au service d’autres populations. Et je vois un lien entre

Fribourg et vous, parce que si Fribourg est aujourd’hui ce qu’elle est,

avec sa qualité de vie, avec le fait que les gens se disent bonjour, avec

le fait qu’il y a une certaine simplicité dans notre population…. c’est

le fruit d’un terreau qui a été entretenu par toute une série de maillon de

chaîne dont fous faites partie, vous, la communauté des soeurs. Ce FRibourg

convivial, ce Fribourg qui est assez proche de l’Evangile malgré tout ses

défauts, vous avez contribuer à la façonner. Et là où c’est meirvelleux de

votre part, c’est qu’au lieu de vous asseoir sur cet héritage, sur cette

réputation, vous avez cvontinué d’apporter ce vécu à l’étranger et à d’autres populations.

J’aimerais pouvoir vous dire simplement merci aussi au nomde celles et

de ceux auprès de qui vous allez apporter là bas et auprès de qui vous allez continuer d’apporter cette flamme de la conviction, cette falmme du

service de l’être humain.

Je compare un peu votre séjours forcé ici à Fribourg comme une retraite.

Il faut toujours positiver les choses. De toujours voir ce que Dieu a aussi

voulu signifier par des faits qu’on a toujours un peu de peine à analyser.

Vous avez été obligée de partir. Vous avez dès le départ dit que vous retourneriez. Ce qui n’était pas évident. Et aujourd’hui, ça n’est pas seulement une parole que vous pronocer, c’est un acte. Repartir dans une terre

qui seveut et qui se voudra encore toujours chrétienne, avec peut-être une

mission encore plus grande… pas seulement pacifier, mais aussi d’assurer

aussi que les pays voisin et notamment le Burundi, ne s’enflamment pas à

leur tour. Votre mission, que vous allez reprendre, elles ne s’est pas interrompue, elles s’est tout simplement suspendue.

Je dirais aussi à titre personnel et comme chrétien. C’est que la parole

qui a été propagée chez nous depuis bientôt 2000 ans, et qui a été propagée

depuis 100 ans, c’est la preuve que c’est une parole qui est allée …..

Elle rapelle certains enseignements de l’Ecriture, où le combat est un combat de chaque minute, de chaque heure. Jamais on peut considérer comme acquis. Vous en donnez un exempls vivant. Vous savez qu’il faut repartir.

Vous savez que cela ne sera encore pas acquis même si dans 4 ou 5 ans la

situation va nettement mieux. Vous saurez qu’il y a toujours…. sur cette

conviction, cette foi. Dans votre foi, qui est sai brulante et qui doit

ryyonner aussi sur nous, je vous demanderais d’avoir une pensée pour nous

l’Europe. Parce que notre Europe, sur le plan des valeurs morales, va très

mal. Les égoïsmes… ….. Vous devrez aussi apprendre à ces gens, qui ne

sont pas forcément tous chrétiens, que dans la vie, on ne peut pas toujours

avoir une tablette mathématique. Mais qu’il y a des valeurs upérieures qui

nous échappent dans l’intérêt de l’humainité.

Remise d’un boucain de la ville à chacune des eours.

Madeleine Duc… Conaissait la communauté. Quand il y a eu lesa événements, j’ai eu le sentiement que … Des liens étroits Nos soeurs vont rentrer… il faut des visa… etc… épualer durant leur séjour… communauté

amie pour moi… Convaincue par le travail qu’elle font.

23 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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