Rome: Le Sud Soudan a besoin du soutien international
«L’indépendance seule ne résout pas les problèmes de la région»
Rome, 3 juin 2011 (Apic) Les chrétiens sud soudanais ont demandé que le soutien de la communauté internationale se poursuive après l’indépendance du pays, le 9 juillet 2011. «L’indépendance seule ne résout pas les problèmes de la région», a déclaré Mgr Cesare Mazzolari, évêque de Rumbek, à l’agence de presse SIR le 2 juin 2011.
Le prélat d’origine italienne a estimé que, dans de nombreux domaines, il faut tout recommencer «à zéro»: la formation d’un groupe à même de diriger le pays, la lutte contre la pauvreté. Mgr Mazzolari s’est également montré inquiet de l’avenir des chrétiens au Nord Soudan. Et d’affirmer que le régime y est «islamique fondamentaliste» et que la charia reste déterminante.
Mgr Mazzolari a appelé le gouvernement italien à envoyer un ambassadeur dans la capitale, Juba, dès le 9 juillet. La nouvelle république sud soudanaise veut être démocratique, a affirmé l’évêque originaire de Brescia, au Nord de l’Italie.
Inclure tout le monde dans le processus
Lors de l’élaboration de la Constitution, la nouvelle république doit écouter tous les groupes constituant la nation. Or, certaines tribus se plaignent de n’avoir pas été incluses dans le processus. Et l’évêque considère que l’Eglise a été jusqu’à maintenant mise de côté. Il espère cependant encore un changement à ce niveau: l’Eglise a toujours été auprès des gens pendant les années de guerre, elle devrait participer aujourd’hui à la construction du futur Sud Soudan.
Après 22 ans de guerre, les hommes du Sud Soudan sont traumatisés, a affirmé l’évêque de Rumbek. Il existe des tensions entre les tribus et la population, et un conflit avec le gouvernement de Khartoum n’est pas à exclure. «Mais la rage et les menaces ne mettront pas en péril l’indépendance», a souligné le prélat. (apic/cic/gs/amc)




