Suisse: Simon Spengler, de la CES, exprime soulagement et inquiétude face aux résultats des votations

L’initiative sur l’avortement n’était pas une bonne voie pour se saisir du problème

Fribourg, 10 février 2014 (Apic) Pour Simon Spengler, chargé d’information auprès de la Conférence des évêques suisses (CES), l’initiative «Financer l’avortement, une affaire privée», ne constituait pas la bonne voie pour s’attaquer au problème. Il confie donc à l’Apic être soulagé que le texte ait été refusé. Il craint en revanche que l’acceptation de l’initiative sur l’immigration n’attise encore plus la peur de l’étranger.

Pour Simon Spengler, l’initiative des milieux conservateurs, qui proposait que les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne soient plus remboursées par l’assurance maladie, ne s’attaquait pas au problème par le bon bout. Selon lui, une acceptation du texte n’aurait fait que de provoquer de nouveaux problèmes. L’énergie investie dans la campagne aurait été mieux utilisée dans la lutte contre les véritables problèmes sous-jacents au phénomène de l’avortement, souligne-t-il. Il s’agirait notamment d’augmenter l’aide aux femmes en situation de détresse.

Les évêques suisses, même s’ils ont exprimé des opinions différentes sur le sujet, sont d’accord pour dire que l’initiative a eu le mérite de faire réfléchir la population au problème de l’avortement, relève le chargé d’information.

La priorité au bien-être familial

Simon Spengler craint, concernant l’acceptation de l’initiative de l’UDC «Contre l’immigration de masse», que celle-ci ne cause plus de problèmes qu’elle n’en résolve. Il redoute que la population étrangère du pays ne soit soumise à des conditions de vie encore plus dures qu’elles le sont déjà. Il déplore le fait que les initiants aient mené leur campagne principalement en agitant le spectre de la peur de l’étranger.

Il réaffirme que, pour l’Eglise catholique, le bien-être et l’épanouissement familial sont une priorité. La menace pesant sur le regroupement familial après l’acceptation de l’initiative, est donc fortement inquiétant. Le chargé d’information redoute en outre un retour du statut de saisonnier, contre lequel l’Eglise a énergiquement lutté dans le passé. (apic/rz)

10 février 2014 | 10:54
par webmaster@kath.ch
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