Chine: L’évêque de Hongkong s’exprime sur les récentes ordinations épiscopales

L’irrespect de Pékin pour la liberté de religion ternit l’image du pays

Hongkong, 17 juillet 2012 (Apic) Le cardinal John Tong Hon, évêque catholique de Hongkong, a appelé, le 15 juillet 2012, le Vatican et Pékin à rouvrir le dialogue pour régler la crise posée par les ordinations d’évêques en Chine.

Le cardinal Tong a rappelé que la Chine ne parviendrait à l’harmonie sociale à laquelle ses dirigeants aspiraient que si le gouvernement respectait les droits de l’homme et les religions, rapporte l’Agence d’information des missions étrangères de Paris, «Eglises d’Asie», le 16 juillet 2012. Sans cela, «l’image internationale du pays restera mauvaise». Seul un dialogue gagnant-gagnant entre Pékin et le Vatican permettra de parvenir à une solution, a conclu le prélat.

Deux ordinations controversées

Mgr Tong s’est exprimé en rapport à deux affaires d’ordinations d’évêques en Chine ayant provoqué une vive polémique et un regain de tensions entre le gouvernement chinois et le Saint-Siège. A Harbin, dans le nord du pays, les autorités ont fait procéder, le 6 juillet 2012, à une ordination illégitime, le candidat à l’épiscopat n’ayant pas reçu de mandat pontifical. L’évêque illicite, le Père Yue Fusheng a été immédiatement excommunié par Rome.

A Shanghai, dans le sud de la Chine, ces mêmes autorités exercent des pressions contre l’évêque auxiliaire légitime, Mgr Ma Daqin. A l’issue de son ordination, le 7 juillet 2012, l’évêque avait déclaré ne plus vouloir collaborer au sein de l’Association catholique patriotique chinoise, affiliée au pouvoir. Le prélat subit maintenant un contrôle très strict des autorités et n’est pas libre de ses mouvements.

Les évêques illégitimes marginalisés par les fidèles

Mgr Tong souligne que les autorités chinoises ne gagnent rien à faire procéder à des ordinations illicites. Les prélats ordonnés ainsi se retrouvent isolées et maintenus à l’écart par les fidèles. L’évêque de Hongkong accuse également le gouvernement chinois d’avoir corrompu certains évêques afin de s’assurer de leur présence lors de l’ordination de Harbin.

Selon des informations rapportées par l’agence Ucanews, la pression exercée par les autorités chinoises sur le diocèse de Shanghai ne se relâche pas. Le 16 juillet, sept prêtres et deux religieuses du diocèse ont été convoqués par les autorités municipales et longuement interrogés. (apic/eda/ucanews/rz)

17 juillet 2012 | 14:22
par webmaster@kath.ch
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