L’officier pourrait être dangereux pour la sécurité

Suisse: Un officier suisse converti à l’islam «mis au secret»

Berne, 6 mai 2011 (Apic) Un officier suisse converti à l’islam devra être tenu à l’écart d’informations «trop sensibles», en raison de ses supposées convictions extrémistes. La décision a été confirmée, le 6 mai 2011, par le Tribunal administratif fédéral (TAF), qui estime que l’homme pourrait présenter des «risques» pour la sécurité, a rapporté l’agence ATS, le même jour.

Le TAF donne ainsi raison au Service spécialisé chargé des contrôles de sécurité. Ce dernier avait procédé à un examen en raison des fonctions exercées par ce premier lieutenant, notamment condamné en 2007 par le Tribunal de district de Kreuzlingen à 300 francs d’amende, pour achat et consommation de cannabis.

Toujours selon l’ATS, ce gradé, converti à la foi musulmane et membre du Conseil central islamique, s’était décrit comme un «idéologue extrémiste». Il avait déclaré reconnaître à l’islam le privilège d’une vérité universelle et ne pas condamner des pratiques telles que la lapidation. Le Service chargé des contrôles de sécurité s’était inquiété de ces prises de position jugées extrémistes. Il avait recommandé de tenir cet officier à l’écart d’informations «trop sensibles».

Pas d’exclusion

Saisi d’un recours, le TAF vient de confirmer cette décision en raison des «risques» que le premier lieutenant pourrait présenter pour la sécurité.

La Cour a par contre annulé la décision du Service de contrôle, qui recommandait d’examiner une éventuelle exclusion de l’armée et la confiscation de l’arme de l’officier. (apic/ats/nd)

6 mai 2011 | 15:44
par webmaster@kath.ch
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