Rome: Les médias ont négligé le dernier message de Benoît XVI aux jeunes
L’Osservatore Romano déplore cet oubli
Rome, 18 avril 2012 (Apic) Dans un éditorial publié en Une de son édition du 18 avril, L’Osservatore Romano a déploré que les médias aient négligé le message publié fin mars par Benoît XVI à l’occasion de la dernière Journée mondiale de la jeunesse, célébrée dans les diocèses le dimanche des Rameaux.
«Les informations et les opinions ont l’habitude de se succéder si rapidement dans l’actualité (…) qu’elles nous font courir le risque que passent inaperçus, en raison de la plus grande importance d’autres événements, des messages ou des faits vraiment importants», relève en premier lieu le Père José María Gil Tamayo, membre du Conseil pontifical des communications sociales. Le prêtre espagnol se demande alors si ce n’est pas ce qui est arrivé «dans certains milieux» avec le texte signé par Benoît XVI pour la Journée mondiale de la jeunesse 2012 qui présentait le message chrétien comme «un message de joie et d’espérance».
Le prêtre espagnol déplore ainsi que ce texte sur «la joie de la foi» ait été «négligé par les médias», alors qu’il présente «un signe incontournable de la foi chrétienne tel que la joie». José María Gil Tamayo relève que le pape y mettait à mal l’idée «contradictoire et fausse que les réalités spirituelles sont ennuyeuses» et contribuait à «démonter la fausse image de l’Eglise, répandue par certains de façon intéressée, comme quelque chose d’anachronique, qui se limite à condamner et qui dit toujours ›non’ à chaque proposition humaine».
Il n’est pas rare que L’Osservatore Romano déplore l’attitude des médias à l’égard du message de Benoît XVI. En janvier dernier, par exemple, le ›quotidien du Vatican’ avait dénoncé les «mystifications» de ceux qui avaient vu dans le discours du pape au corps diplomatique, le 9 janvier, une attaque contre le mariage des homosexuels. Deux mois plus tôt, le directeur de L’Osservatore Romano avait regretté le peu d’intérêt suscité dans les médias par le voyage que venait d’effectuer le pape au Bénin, jugeant que c’était peut-être parce qu’il n’y avait été question «ni de préservatif ni de pédophilie». (apic/imedia/ami/bb)




