«L’Osservatore Romano» et lois autorisant l’euthanasie

Contraires à la dignité humaine inscrite dans toute démocratie

Rome, 21 novembre 2001 (APIC) Les constitutions et les conventions sur la dignité de l’homme ratifiées par les démocraties sont aujourd’hui «contredites par de nouvelles tendances culturelles» comme l’euthanasie, déplore le Père Gino Concetti, théologien de «L’Osservatore Romano».

Le théologien moral s’exprime dans le quotidien du Vatican du 21 novembre 2001 à l’occasion de la sortie de nombreux livres sur «des questions cruciales de bioéthique».

Selon le Père Concetti, la dignité de la personne humaine, défendue dans les déclarations internationales et dans les constitutions des Etats démocratiques, est aujourd’hui contredite par de nouvelles tendances culturelles qui suivent des critères individualistes et hédonistes.

Pour le théologien, le problème est qu’»on affirme la dignité et donc l’inviolabilité de la personne dans des lignes générales, mais pas en terme d’absolu». Il déplore alors un «contraste» entre «le droit objectif» de toute personne et «l’intérêt subjectif» de ceux qui pratiquent l’euthanasie, ou qui «ratifient l’infraction avec une loi d’Etat».

«La culture juridique et médicale qui défend la primauté de la personne ne peut pas accepter cette tendance macabre, source de morts cruelles», ajoute le Père Gino Concetti, rappelant que la loi légalisant l’euthanasie a déjà été votée en Hollande et en Belgique. «Les autres pays résisteront-elles?», demande enfin le théologien de «L’Osservatore Romano», concluant en affirmant que «l’Eglise doit exposer sa position avec une extrême clarté. (apic/imed/pr)

21 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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