«L’Osservatore Romano» répond aux spéculations d’une possible démission du pape.

Le quotidien du Vatican invite les médias «à faire silence»

Rome, 2 février 2000 (APIC) «L’Osservatore Romano» répond le 2 février aux spéculations récentes apparues dans la presse sur une possible démission de Jean Paul II. Le quotidien du Vatican invite les médias à «faire silence» à ce sujet et à ne pas confondre la «faible santé» du pape avec «l’incapacité» de gouverner.

Différents articles récemment parus en première page dans la presse italienne et mondiale, en particulier suite aux déclarations du président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Karl Lehmann, le 9 janvier dernier sur la radio allemande «Deutschlandfunk», ont relancé le débat d’une possible démission du pape. Comme en 1995 (le pape allait avoir 75 ans, l’âge limite pour les cardinaux et les évêques qui peuvent demander au pape d’être démis de leur fonction), ce débat s’ouvre à nouveau alors que le pape fêtera ses 80 ans le 18 mai prochain.

Le pape «qui s’est battu pour la liberté pendant toute sa vie, ne peut-on pas le laisser libre de décider, sans pression en tout genre?» écrit le quotidien du Vatican par la plume du nonce apostolique, Mgr Agostino Marchetto, résidant à Rome et au service de la Secrétairerie d’Etat. «Utiliser l’argument» que le pape devrait se retirer à 75 ans comme les évêques, «pour ’inciter’ le pape à faire de même signifie perdre le sens de la position unique de l’Evêque de Rome dans l’Eglise catholique», explique le prélat. Il rappelle que le cardinal Suenens, lors des discussions conciliaires sur cette question, avait d’ailleurs exclu que cette décision concerne aussi le pape.

Pour Mgr Marchetto, contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, «la faiblesse physique ne veut d’ailleurs pas dire incapacité ou condition d’inaptitude irréversible». Il faut bien faire la différence, poursuit le prélat italien, en terme de clarification de la pensée et pour la défense de la liberté du pape. Enfin, il demande à ce que l’on fasse preuve «de bonne éducation» et que l’on mette fin à toutes les discussions sur le sujet. (apic/imed/pr)

2 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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