L’Osservatore Romano salue l’accueil des universitaires tchèques au pape.
Rome, 29 septembre 2009 (Apic) Aux dernières heures du voyage de Benoît XVI en République tchèque, le 28 septembre 2009, L’Osservatore Romano s’est félicité du «respect» et de la «cordialité» de l’accueil réservé au pape par les non-catholiques du pays, en particulier ceux du monde universitaire. Dans un éditorial intitulé «Avec les bras ouverts», son directeur Gian Maria Vian, a aussi salué l’implication du président tchèque, Vaclav Klaus, très présent tout au long de ce séjour.
Le voyage de Benoît XVI a ainsi «été accompli les bras ouverts», d’un côté comme de l’autre, selon le quotidien du Vatican. En effet, «nombreux ont été ceux qui, croyants ou agnostiques, ont répondu aux bras ouverts du pape, souvent avec une joie et une émotion visibles, toujours en tout cas avec un respect exemplaire», a écrit Gian Maria Vian en Une de son journal. «Le pape a été accueilli avec affection et cordialité, et pas seulement par la minorité catholique», a renchéri L’Osservatore Romano, insistant sur l’importance de «la présence répétée du président Vaclav Klaus».
Le quotidien du Vatican a particulièrement salué «le consensus et la chaleur» que le monde universitaire a manifestés au pape lors de la rencontre au château de Prague, le 27 septembre, bien que «les trois-quarts des enseignants et des étudiants se déclarent agnostiques, sinon athées». Le discours du pape sur l’importance de la vérité dans l’éducation avait été particulièrement applaudi par les recteurs des universités tchèques et les représentants des professeurs et des étudiants.
Cette rencontre, aux yeux de Gian Maria Vian, se situe aux antipodes de «l’épisode d’intolérance qui a contraint le pape à renoncer à la visite de l’Université romaine de La Sapienza.»
En janvier 2008, Benoît XVI avait dû annuler sa visite dans la plus grande université de Rome suite à la révolte d’un groupe minoritaire de 67 professeurs ainsi que de quelques centaines d’étudiants qui s’étaient opposés à sa venue au nom de la laïcité.
Pour le directeur de L’Osservatore Romano, le dialogue entre croyants et non-croyants doit au contraire se faire «dans le respect réciproque et dans la recherche du bien commun et de la vérité». (apic/imedia/cp/js)



