Europe: OSAR et ONG contre les renvois de requérants d’asile vers la Grèce
L’UE doit initier une procédure contre ce pays pour violations de ses obligations
Athènes, Berne, 11 novembre 2009 (Apic) Des organisations d’aide aux réfugiés de toute l’Europe, dont l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR, demandent à la Commission de l’UE d’initier une procédure contre la Grèce pour violation de ses obligations contractuelles, en raison du traitement inhumain qu’elle réserve aux requérants d’asile et du non respect des normes internationales.
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR exhorte l’Office fédéral des migrations (ODM) et le Tribunal administratif fédéral de reconnaître enfin les conditions scandaleuses qui sont infligées en Grèce aux requérants d’asile et de mettre un terme aux renvois vers ce pays.
Alors que la Grèce viole le droit d’asile européen et la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, en dépit des critiques répétées émises notamment par l’UNHCR, de nombreux pays européens continuent à y renvoyer des requérants d’asile. «Cette pratique est scandaleuse», déclare Beat Meiner, secrétaire général de l’OSAR. Selon lui, «aucun demandeur d’asile ne devrait être renvoyé en Grèce tant que la situation ne se sera pas améliorée».
Les requérants d’asile renvoyés en Grèce se trouvent dans une situation déplorable. Ils n’ont pratiquement aucune chance de bénéficier d’une protection appropriée. Les rares lieux d’hébergement sont dans un état catastrophique, si bien que la majeure partie de ces requérants d’asile vivent dans la rue.
En Grèce à l’heure actuelle, près de 30’000 demandes d’asile sont en attente et chaque année des dizaines de milliers de nouvelles demandes y sont déposées. Le nouveau gouvernement grec a confirmé récemment son intention d’améliorer les choses. «Il lui reste maintenant à mettre ses bonnes résolutions en pratique», préconise l’OSAR.
Les organisations européennes d’aide aux réfugiés demandent à la Commission d’entamer un dialogue avec la Grèce au sujet des violations du droit communautaire, et si nécessaire, d’initier une procédure auprès de la Cour européenne de justice (CEJ) pour violation des obligations contractuelles. (apic/com/pr)



