Session des évêques à l’approche du sommet de Nice
L’UE dont aller dans le sens d’une >, estime La COMECE
Bruxelles, 26 novembre 2000 (APIC) Plus qu’un élargissement, c’est une > de l’Union Européenne qu’ont souhaité les évêques catholiques des quinze pays membres, au terme de leur session plénière d’automne qui s’est clôturée le 24 novembre à Bruxelles.
A l’approche du sommet de Nice, où les chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze devront se prononcer, du 7 au 9 décembre, sur la réforme des institutions en vue de > La COMECE préfère le terme >, d’ailleurs privilégié par Jean Paul II.
Pour les évêques, cette > est la seule alternative possible pour > d’un continent, où les nationalités sont déjà dépassées. Néanmoins, souligne Mgr Josef Homeyer, évêque de Hildesheim en Allemagne et président de la COMECE, il importe de garder à l’Union européenne sa finalité: de décider les réformes indispensables. Mgr Homeyer leur lance donc dès à présent un appel pour faire de ce sommet >.
La Charte des droits fondamentaux
Quant au texte définitif de la Charte des droits fondamentaux, dont l’élaboration avait été souhaitée par le Conseil européen en juin 1999 à Cologne, les évêques ne s’attendent pas à une modification de dernière minute au sommet de Nice. Mais la Charte continue de retenir leur attention. D’une part, les évêques apprécient les efforts consentis pour définir les droits humains et les pour traduire en termes juridiques de manière à prendre en compte le respect de la dignité humaine. Ils apprécient aussi que la Charte ait été élaborée par une Convention représentative, dans un effort de transparence, de communication et de débat. Pareille charte pourrait même être l’amorce d’une future >, estime Mgr Attilio Nicora, vice-président italien de la COMECE.
D’autre part, les évêques européens ont relevé dans la Charte des > et même des >. Ils trouvent notamment étrange, dès le préambule, que la référence à l’héritage culturel et religieux de l’Europe ait été réduite à un simple >. . Ainsi, la Charte interdit >, mais non le clonage à des fins thérapeutiques, ce qui laisse la porte ouverte à bien des dérives. L’article 9 de la Charte distingue clairement le droit au mariage et le droit de fonder une famille, ce qui, selon Mgr Nicora, s’oppose à >. Quant au droit à la liberté religieuse, il est certes reconnu jusque dans son expression collective de la liberté individuelle, mais la dimension institutionnelle des confessions religieuses n’est pas reconnue: une > qui étonne d’autant plus les évêques que la liberté institutionnelle des partis et des syndicats est pleinement reconnue. Enfin, les évêques auraient préféré que la Charte se termine, comme bien des textes juridiques internationaux, par la mise en relief du caractère inviolable des droits fondamentaux. (apic/cip/pr)



