Istanbul: Bartholomée Ier discutera avec le pape François des chrétiens du Moyen-Orient

L’Ukraine également à l’ordre du jour

Istanbul, 12 mai 2014 (Apic) Lors de la rencontre entre Bartholomée Ier, patriarche œcuménique de Constantinople, et le pape François, le 25 mai à Jérusalem, l’un des principaux sujets de discussions sera le sort des minorités chrétiennes au Moyen-Orient. C’est ce qu’a indiqué le patriarche dans une interview écrite à l’agence de presse américaine «Catholic News Service» (CNS). La situation en Ukraine devrait également être à l’ordre du jour.

Pour Bartholomée Ier, l’importance de sa rencontre avec le pape François ne devrait pas être sous-estimée. Il explique que depuis celle de leur prédécesseurs, Paul VI et Athénagoras, en 1964, des «avancées incroyables» ont été réalisées dans les relations entre les Eglises orthodoxe et catholique. Réaffirmant le but ultime de «la pleine communion» entre les chrétiens, il estime que son «pèlerinage sacré» avec le pontife romain manifestera les liens puissants entre les disciples du Christ. Un symbole particulièrement nécessaire à l’heure où les communautés chrétiennes de la région diminuent rapidement. Le patriarche rappelle qu’il est de la responsabilité de tous les chrétiens d’être les gardiens de leurs frères. Et qu’en ce qui concerne le Moyen-Orient «l’urgence est à nos portes».

Plaidoyer pour l’Ukraine

Le patriarche orthodoxe réagit en outre à la tenue du synode des évêques sur la famille, en octobre prochain à Rome, en rappelant que malgré des approches différentes, les Eglises catholique et orthodoxe ont la même vision du mariage. Bartholomée Ier souligne que le pape François «regarde en face les réalités de ses fidèles», et qu’à l’instar de Jésus, le bon berger, il mène ses brebis «guidé par la compassion et la grâce».

Interrogé sur l’Ukraine, le patriarche de Constantinople assure que la stratégie de ceux qui veulent diviser le peuple ukrainien sur des lignes religieuses- gréco-catholiques contre orthodoxes – échoueront, «parce qu’ils sous-estiment la noblesse de l’Ukraine et son glorieux passé chrétien». Bartholomée Ier met en garde contre toute solution non pacifique à la crise, qui pourrait détruire la démocratie fragile de l’Ukraine. (apic/cns/rz)

12 mai 2014 | 15:20
par webmaster@kath.ch
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