«L’unité des chrétiens est un don de Dieu»

Rome: Le pape a été accueilli à la paroisse évangélique luthérienne de Rome

Rome, 15 mars 2010 (Apic) L’unité des chrétiens est un don de Dieu, a affirmé le pape à la paroisse évangélique luthérienne de Rome, dans le cadre de sa première visite à la paroisse évangélique luthérienne de Rome, le 14 mars.

Benoît XVI a rappelé que «seul Dieu peut donner aux chrétiens l’unité» qu’ils ont eux-mêmes détruite. Devant les quelque 350 fidèles de cette Eglise, dont beaucoup sont des Allemands, le pape a appelé les chrétiens à «affirmer plus clairement» qu’ils ne sont pas marqués d’abord par «les différends» mais «par l’espérance que cette unité puisse être de plus en plus profonde».

Depuis la chaire en marbre blanc de la «Christuskirche», les épaules recouvertes d’une épaisse mozette et d’une étole richement brodée, Benoît XVI a d’abord constaté entendre «de nombreuses voix déplorant qu’il n’y ait pas de nouvelles avancées dans l’œcuménisme». A ses yeux, il existe, au contraire, «déjà beaucoup d’éléments d’unité, tels que le simple fait d’être présents ensemble, de chanter ensemble et écouter la même Parole de Dieu».

Cependant, tous les chrétiens ne peuvent pas «se tenir ensemble autour de l’autel», a regretté le pape, et «cela doit les attrister, car c’est une situation de péché». «Nous avons détruit nous-même notre unité, nous avons divisé le chemin unique en de multiples chemins», a-t-il alors confié.

Pour donner un témoignage commun, a toutefois prévenu le pape, qui improvisait, en allemand, à partir de quelques notes, les chrétiens doivent «affirmer plus clairement» qu’ils ne sont pas marqués d’abord par «les différends» mais «par l’espérance que cette unité puisse être de plus en plus profonde». Benoît XVI a alors rappelé que «l’unité ne (pouvait) être réalisée par les hommes» car «seul Dieu peut (leur) donner l’unité».

Après avoir été accueilli en fin d’après-midi par le pasteur Jens-Martin Kruse au pied de la «Christuskirche», au cœur de Rome, le pape est entré dans le temple de l’Eglise évangélique luthérienne accompagné du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, du président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Walter Kasper, et du cardinal vicaire de Rome, Agostino Vallini.

Accueilli par des applaudissements nourris de l’assemblée, le pape, assis non loin du pasteur Jens-Martin Kruze, de part et d’autre de l’autel, avait ensuite écouté le message d’accueil de la présidente de la communauté l’invitant à se sentir chez lui dans ce temple. Au cours du culte en langue allemande, le pasteur avait souhaité, dans son homélie, que les chrétiens, malgré leurs «divisions», restent unis, en particulier dans les moments de douleur.

Au terme de la célébration, en souvenir de sa visite, 27 ans après Jean Paul II, Benoît XVI a offert à l’Eglise évangélique luthérienne de Rome une reproduction d’une mosaïque du 9e siècle du Christ bénissant se trouvant sous l’autel de la confession, dans la basilique Saint-Pierre.

Puis, dans la sacristie, Benoît XVI devait rencontrer une trentaine de fidèles participant aux activités de la paroisse. Une autre rencontre était prévue dans les appartements du pasteur avec Jens-Martin Kruse lui-même et les 8 membres du conseil de la communauté, au terme de cette visite d’un peu plus d’une heure.

En se rendant dans le temple luthérien de Rome, Benoît XVI répond ainsi à une invitation lancée en 2008 par la communauté luthérienne de Rome, qui avait déjà accueilli Jean Paul II en 1983, en commémoration du 500e anniversaire de la naissance de Martin Luther (1483-1546).

La communauté évangélique de langue allemande à Rome existe depuis 1819 et célèbre son culte dans le temple de la Via Sicilia depuis 1922. Cette communauté est membre de l’Eglise évangélique luthérienne d’Italie depuis 1949. (apic/imedia/cp/pr)

15 mars 2010 | 09:47
par webmaster@kath.ch
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