L'urgence de mettre fin à la violence

New York : A l’ONU, le Saint-Siège soutient les négociations israélo-palestiniennes et la conférence «Genève 2».

New York, 24 octobre 2013 (Apic) Le Saint-Siège regarde avec espoir la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. C’est ce qu’a récemment souligné l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, Mgr Francis Chullikatt, rapporte Radio Vatican le 24 octobre 2013. Intervenant au Palais de Verre à New York, le diplomate du Saint-Siège a en outre exprimé le souhait que la Conférence «Genève 2» sur la Syrie, qui pourrait avoir lieu fin novembre, aide à amener la paix dans le pays.

C’est un moment crucial pour les peuples du Moyen-Orient a affirmé Mgr Chullikatt. Parlant au Conseil de sécurité de l’ONU, le prélat a exprimé la satisfaction du Saint-Siège pour l’engagement renouvelé des Israéliens et des Palestiniens à de nouvelles négociations «directes, sérieuses et concrètes». Notre espoir, a-t-il dit, est que l’on puisse assister à un nouveau processus de paix fortifié. L’Observateur du Saint-Siège a rappelé que c’est toujours la population civile qui paye le prix le plus lourd dans les guerres. Et il a répété qu’une «solution politique était la meilleure solution» pour résoudre les crises humanitaires au Moyen-Orient, du soutien aux réfugiés au développement économique.

Mgr Chillukatt n’a pas manqué de se référer à la situation grave de la Syrie, évoquant l’appel répété du pape François pour la paix. Comme première étape urgente, le Saint-Siège demande aux parties en conflit de mettre immédiatement fin à la violence et de commencer un processus de paix authentique avec la Conférence «Genève 2», programmée pour le mois prochain.

Civils et chrétiens

Mgr Chullikatt a mis l’accent sur la terrible condition dans laquelle vivent plus de 4 millions de déplacés à l’intérieur du territoire syrien et plus de 2 millions de réfugiés dans les Etats voisins. Le défi que doivent affronter ces pays dans l’assistance aux réfugiés, a-t-il averti, peut avoir un impact déstabilisant pour la région entière. L’Eglise catholique, a assuré Mgr Chullikatt, reste engagée en première ligne pour fournir l’assistance humanitaire à la population, sans distinction d’appartenance ethnique ou religieuse. D’un autre côté, le prélat a rappelé «l’exode préoccupant» des chrétiens de leurs terres d’origine à cause de forces extrémistes qui attaquent les communauté chrétiennes avec une violence aveugle.

Les chrétiens eux-mêmes, a-t-il affirmé, sont obligés de fuir en laissant derrière eux 2000 ans d’histoire inséparable de la culture de la région. C’est «inacceptable», a-t-il averti, que se répète ce qui s’est passé en Irak, où la violence communautaire a réduit de 70 % la population chrétienne.

Outre son intervention devant le Conseil de sécurité, Mgr Chillukatt a également pris la parole à l’Assemblée générale où il a de nouveau lancé un appel fort pour libérer le monde des armes nucléaires. (apic/imedia/ami/mp)

24 octobre 2013 | 12:10
par webmaster@kath.ch
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