Rome : Le pape François approuve un plan pour la poursuite du travail de l’Institut pour les Œuvres de Religion (IOR)
La Banque du Vatican ne sera pas dissoute
Rome, 7 avril 2014 (Apic) Le pape François a approuvé le maintien de l’Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), la ›banque du Vatican’, indique le 7 avril 2014 un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège. Depuis le début du pontificat du pape François, plusieurs observateurs spéculaient sur la fermeture de cette institution parfois controversée. Le maintien de l’IOR s’accompagne officiellement d’une réaffirmation de sa mission «pour le bien de l’Eglise catholique, du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican».
«Saint Pierre n’avait pas de compte en banque». Cette petite phrase du pape François dans une homélie prononcée lors d’une messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, en juin 2013, avait fait dire à nombre de commentateurs que le nouveau pape entendait fermer l’Institut pour les Œuvres de Religion, une institution traversée par le passé par des affaires douteuses. Mais le pape, en décembre dernier, dans une interview, rappelait la mission de l’IOR sans en annoncer la fermeture : «aider les œuvres religieuses, les missions, les Eglises pauvres».
Après ces spéculations, mais surtout après le travail de nombreuses commissions qu’il avait souhaité mettre en place, le pape François a donc officiellement «approuvé une proposition sur l’avenir de l’Institut pour les Œuvres de religion, réaffirmant l’importance de sa mission pour le bien de l’Eglise catholique, du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican».
Prudence et transparence
Le communiqué du Saint-Siège précise que l’IOR «continuera à servir avec prudence et rendra des services financiers spécialisés à l’Eglise catholique dans le monde entier». Les services offerts par l’IOR peuvent ainsi aider le pape dans sa mission de pasteur universel mais aussi les institutions et les individus qui collaborent avec lui dans son ministère. Pour plus de transparence, les activités de l’IOR continueront d’être sous la coupe de l’Autorité d’Information Financière (AIF).
Les responsables de l’IOR, au premier rang desquels le président Ernst von Freyberg, vont désormais devoir finaliser leur plan afin de s’assurer que l’institution peut compléter sa mission comme membre des nouvelles structures financières du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican. Afin d’être validé, a précisé le Vatican, le plan sera présenté au Conseil des cardinaux chargés d’assister le pape, ainsi qu’au tout nouveau Conseil pour l’économie, qui compte huit cardinaux et sept experts laïcs. (apic/imedia/ami/mp)



