Rome: Le camerlingue présente la situation de la banque du Vatican au sacré collège
La banque du Vatican s’ajuste aux standards internationaux
Rome, 11 mars 2013 (Apic) Au cours de la 10e et dernière Congrégation générale des cardinaux, le cardinal camerlingue Tarcisio Bertone a exposé au sacré collège la situation de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) et les efforts pour plus de transparence. C’est ce qu’a rapporté le 11 mars 2013 le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Alors que la ›banque du Vatican’ a été au cœur de nombreuses polémiques, particulièrement au cours des derniers mois, le cardinal Bertone est intervenu pour présenter brièvement le «processus d’insertion» du IOR dans les systèmes internationaux, à commencer par l’organe européen «Moneyval».
Le camerlingue, secrétaire d’Etat de Benoît XVI, est intervenu pendant presque tout son pontificat en qualité de président de la Commission cardinalice de surveillance du IOR.
La situation de l’IOR n’est pas le «point principal» comme critère pour l’élection du pape, a cependant tenu à souligner le Père Lombardi. Néanmoins, a-t-il poursuivi, il y a un «désir» d’information légitime de la part des membres du collège cardinalice. C’est un thème dont on parle souvent, a encore assuré le directeur du Bureau de presse, à la veille de l’entrée en conclave des 115 cardinaux électeurs.
Peu avant la fin annoncée de son pontificat, Benoît XVI avait procédé, le 16 février dernier, au renouvellement du mandat de cinq ans de la commission en charge de l’IOR, ne changeant qu’un seul membre de cette institution. Le cardinal Domenico Calcagno, un fidèle du cardinal Bertone, prenait ainsi la place du cardinal Attilio Nicora, arrivé depuis deux ans à la tête de l’Autorité d’information financière du Vatican.
Le 15 février, Benoît XVI avait également procédé à la nomination du nouveau président de l’IOR, en la personne de l’industriel et financier allemand Ernst von Freyberg. Il succédait à l’Italien Ettore Gotti Tedeschi, limogé en mai 2012, en pleine affaire ’Vatileaks’. Des indiscrétions soulignaient que ce départ fracassant était lié à un affrontement entre le banquier italien et le cardinal Bertone.
Encore du travail à faire
En juillet 2012, le groupe d’experts du Conseil de l’Europe en charge des questions de blanchiment d’argent avait salué le travail déjà effectué par le Vatican pour respecter les standards internationaux. «Moneyval» notait cependant qu’il restait encore du travail à faire.
Créé en juin 1942 par Pie XII, l’IOR gère aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de comptes bancaires de diocèses, congrégations et ordres religieux à travers le monde. Le patrimoine de cette ›banque’ pas comme les autres, objet de plusieurs scandales par le passé, est évalué à environ cinq milliards d’euros.
Au total, lors des Congrégations générales qui se tenaient dans la Salle du Synode au Vatican, 161 interventions auront eu lieu depuis le 4 mars. Répondant aux questions de la presse, le Père Lombardi a également annoncé que Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier de Benoît XVI l’ayant suivi dans sa retraite, serait présent lors de la procession précédant le conclave, en qualité de préfet de la Maison pontificale. Juste après, il rentrera à Castel Gandolfo, pour rejoindre le «pape émérite». (apic/i.media/mm/cp)



