Syrie: Le patriarche grec-melkite Grégoire III Laham salue la libération de Maaloula
La bourgade chrétienne était aux mains des jihadistes d’al-Nosra depuis septembre dernier
Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le célèbre lieu de pèlerinage où l’on parle encore l’araméen, la langue de Jésus, était tombé aux mains des jihadistes du Front al-Nosra en septembre dernier. Les rebelles, chassés une première fois par les forces gouvernementales, avaient reconquis la totalité de la ville le 2 décembre 2013.
La conquête de Maaloula par les islamistes, aux cris d’»Allahu Akbar», avait créé un profond choc dans la communauté chrétienne en Syrie et à l’étranger. Les jihadistes, qui avaient profané des sanctuaires chrétiens, avaient également assassiné plusieurs personnes refusant de se convertir à l’islam. Les 13 religieuses et trois de leurs auxiliaires du monastère grec-orthodoxe de Ste-Thècle (Mar Takla) qu’ils avaient enlevées le 3 décembre dans leur couvent de Maaloula ont été finalement libérées le 9 mars dernier.
Destructions et ruines laissées par les jihadistes
Selon l’agence Sana, le patriarche Grégoire III Laham a déclaré sur les ondes de la télévision «al-Mayadin» que partout où ils pénètrent, les groupes terroristes ne laissent que destructions et ruines. Il a relevé que des témoins lui ont rapporté l’ampleur des dommages causés au monastère de Ste-Thècle lors de la prise du couvent par les groupes armés.
«Nos ancêtres ont construit ces couvents, et nous restaurerons leur beauté et leur splendeur avec les prières et l’affection des fidèles», a-t-il déclaré, avant d’annoncer qu’il se rendrait prochainement à Maaloula, un village qui abrite plusieurs sanctuaires d’importance mondiale, comme le monastère de Ste-Thècle et celui des saints Serge et Bacchus. Outre ses couvents et ses églises historiques, Maaloula doit sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. Les troupes gouvernementales ont repris récemment aux rebelles des villes clés de la région du Qalamoun, comme Yabroud et Rankous, fermant la route d’approvisionnement des groupes rebelles depuis les zones sunnites du Liban. (apic/sana/com/be)



