«La capacité d’aimer: un état de grâce, un état intérieur»

Tessin: Une Saint-Valentin inédite dans une Eglise de Lugano

Lugano, 16 février 2011 (Apic) A l’initiative de l’Action catholique, une rencontre originale a été proposée le 14 février, jour de la fête de Saint-Valentin, dans l’Eglise de l’Immaculée, à Lugano en Suisse. Six ’amoureux’ hors du commun ont témoigné, à l’invitation de Giancarlo Seitz, a rapporté le «Giornale del Popolo» le 16 février 2011.

Amoureux. Le thème n’avait rien d’original, un 14 février. Et pourtant, la manière de traiter le sujet – témoigner de son amour, un amour généreux, réciproque, respectueux et désintéressé – a fait oublier la banalité qui circule aujourd’hui autour de la Saint-Valentin.

Ma plus grande expérience d’amour

Mariuccia Medici, maîtresse d’école primaire pendant 40 ans à Lugano, actrice spécialisée dans le dialecte tessinois, qui fêtera prochainement ses 101 ans, a confessé avec humour que «La plus grande expérience d’amour, je l’ai faite avec mes élèves – mes enfants sont devenus mes élèves –, à qui j’ai vraiment voulu beaucoup de bien». Claudio Mésoniat, directeur du «Giornale del Popolo», s’est retrouvé dans son témoignage. Pour lui, «cette dimension d’amour virginal est liberté. Elle s’exprime dans le bien voulu à ceux que je rencontre».

Carla Norghauer, présentatrice à la TSI, a abordé la thématique d’un autre angle, faisant une véritable déclaration d’amour à son mari. «Je ne pourrai jamais m’imaginer sans lui… Giovanni et moi, nous nous sommes choisi l’un l’autre; Aristide notre fils, nous l’avons choisi». Un peu comme pour Maria et Fabrizio Forni, parents de trois enfants, dont le dernier est atteint du syndrome de Down (*). Ils ont témoigné qu’aussi «dans la disgrâce, la Grâce émerge». Giovanna Masoni, municipale à Lugano, a confiée comme agnostique que «la capacité d’aimer est un état de grâce, un état intérieur. Et pour qu’un mariage fonctionne, il faut un peu de chance mais surtout la volonté de construire ensemble».

Monsignore Luigi Mazzetti, responsable de l’Eglise de l’Immaculée, a conclu la soirée, en relisant sa vie comme étant un unique don d’amour.

(*) Le syndrome de Down, appelé aussi trisomie 21, est une maladie chromosomique congénitale provoquée par la présence d’un chromosome surnuméraire pour la 21e paire. (apic/GdP/malu/ggc)

16 février 2011 | 12:22
par webmaster@kath.ch
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