Japon: 150 parlementaires visitent un sanctuaire commémorant des criminels de guerre
La Chine et la Corée du Sud protestent
Tokyo, 22 avril 2014 (Apic) Quelque 150 députés japonais ont visité le 22 avril 2014 le sanctuaire shintoïste de Yasukuni, à Tokyo, qui honore la mémoire des militaires nippons tués lors du second conflit mondial, dont des criminels de guerre. La Chine et la Corée du Sud ont protesté contre les efforts de réhabilitation du passé militariste du Japon, réalisés sous l’impulsion du Premier ministre, Shinzo Abe.
Le ministre japonais des Affaires intérieures et des Communications, Yoshitaka Shindo, a également rendu visite au sanctuaire controversé plus tôt dans la journée après que Shinzo Abe y ait fait, la veille, une offrande rituelle, rapporte l’agence de presse chinoise «Xinhua».
Ces gestes exposent «la mauvaise attitude du cabinet japonais envers l’histoire», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères. Le gouvernement sud-coréen a également réagi avec colère, déplorant que le Premier ministre «idéalise le colonialisme japonais et sa guerre d’agression».
Réhabilitation du passé
Le sanctuaire controversé de Yasukuni abrite des plaques commémoratives avec les noms des 2,5 millions de soldats et d’officiers «morts pour l’empereur et le Japon», dont 14 criminels de guerre condamnés après la défaite nippone.
Depuis son élection, en juillet 2013, le Premier ministre Shinzo Abe inquiète et irrite la communauté internationale et les pays qui ont souffert de l’agression japonaise de la dernière guerre par ses tentatives de redorer l’image du Japon militariste d’avant 1945. Un sujet particulier de préoccupation est la volonté de son administration de faire réviser l’article 9 de la Constitution stipulant que le Japon «renonce à jamais à la guerre». (apic/ag/rz)



