Accusations de la société britannique de transplantation

La Chine vend des organes de prisonniers

Londres, 20 avril 2006 (Apic) La société britannique des chirurgiens en transplantation accuse la Chine de récolter les organes de milliers de prisonniers exécutés, chaque année, pour les vendre.

La société britannique de transplantation alerte le monde médical et s’indigne que la Chine s’adonne à «des pratiques inacceptables» instaurant ainsi une brèche dans les Droits humains. La société médicale et scientifique britannique a accumulé une somme d’évidences à l’appui de son accusation. Elle affirme que les organes de milliers de prisonniers exécutés sont prélevés sans aucun consentement.

Le professeur Wigmore, qui dirige la société britannique d’éthique a raconté à la BBC que la rapidité d’exécution entre les besoins des donneurs et les patients, parfois moins d’une semaine. laisse supposer que les prisonniers étaient déjà choisis avant leur exécution pour l’ablation de tel ou tel organe.

Les autorités chinoises contestent ces allégations. En mars récemment, les autorités chinoises affirmaient qu’elles interdiraient la vente d’organes humains à partir du mois de juillet. La semaine dernière un haut fonctionnaire chinois de la santé affirmait publiquement que des organes de prisonniers exécutés étaient quelquefois utilisés mais seulement avec une permission et dans de rares cas.

Un «tourisme» de la transplantation

Ces accusations perdurent depuis des années, portées d’abord par des ONG spécialisées dans les Droits humains. «Il est temps que la communauté internationale prenne position sur ces pratiques» déclare le professeur Wigmore. Le nombre de transplantations et l’émergence «d’un tourisme de la transplantation» a fait de ce trafic un commerce très lucratif. Les patients viennent en Chine pour cela, de plus en plus de contrées occidentales, y compris de Grande-Bretagne, mais aussi du Japon et de Corée du sud.

Le professeur Wigmore affirme qu’un nombre croissant de patients brtitanniques font le voyage en Chine pour une transplantation. Le secret d’Etat entourant les exécutions à mort en Chine a toujours été un obstacle pour que l’évidence de ce trafic soit mise à jour.

Récemment encore le problème des corps de prisonniers chinois exécutés avait été soulevé à l’occasion de diverses expositions de corps plastinés, une technique de conservation de cadavres, destinés ensuite à des expositions à prétexte artistique, qui attirent un important public en Occident. (apic/bbcnews/vb)

20 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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