Israël: Le gouvernement ne fera pas de difficultés au nouvel archevêque de Galilée
La clôture des inscriptions concernant les candidatures pour le Prix 1998 est fixée au 31 janvier 1999. Les informations peuvent être obtenues auprès de la Conférence des Eglises européennes (KEK), Secrétariat de la communication, 150 route de Ferney, 121
«Israël n’est pas intéressé à une confrontation avec le Vatican»
Jérusalem, 13 août 1998 (APIC) Après avoir manifesté son mécontentement et tenté d’influencer le choix de l’Eglise locale et du Vatican, le gouvernement israélien fait marche arrière à propos de la nomination du nouvel archevêque melkite de Galilée. Les autorités laisseront entrer sans conditions préalables Mgr Pierre Boutros Mouallem, archevêque grec-catholique de Saint-Jean d’Acre (Akka).
«Il n’est même pas sûr que le nouvel archevêque ait besoin d’un visa», a précisé à l’APIC David Bar Illan, porte-parole du Premier ministre israélien à Jérusalem. L’Etat d’Israël «n’est pas du tout intéressé à une confrontation avec le Vatican». «Ce n’est pas notre business de nous immiscer dans des décisions du Vatican, a-t-il déclaré, il va de soi que nous acceptons cette nomination».
Le Vatican «agacé»
Les tentatives de Netanyahou d’influencer le choix de l’archevêque d’Akka – son «poulain» était le curé de Nazareth, le Père Emile Shoufani; il l’avait fait savoir aux représentants du Vatican et aux responsables de l’Eglise grecque-catholique melkite – ont fortement «agacé» le Vatican. Vendredi dernier, la Salle de presse du Saint-Siège a publié une sèche mise au point, rappelant l’Accord fondamental entre le Saint-Siège et Israël. Cet Accord prévoit explicitement l’autonomie de l’Eglise et de l’Etat, «chacun dans sa sphère propre».
Des milieux gouvernementaux – notamment en charge de la sécurité d’Etat – avaient émis des réserves face à Mgr Mouallem, «un réfugié palestinien» hors du pays depuis 42 ans. Ils avaient même évoqué la possibilité de lui refuser l’entrée en Israël et ne lui accordant pas un visa «pour motifs de sécurité». (apic/cic/be)



