Suisse: Minorités religieuses en danger en Iran
La communauté bahá’íe s’inquiète de son sort en Iran
Genève, 7 janvier 2010 (Apic) La communauté bahá’íe de Suisse est soucieuse du sort de ses membres en Iran. Elle constate, dans un communiqué, que les brimades imposées à la population par le gouvernement atteignent essentiellement les minorités religieuses et les femmes.
Dans un communiqué du 6 janvier, la communauté bahá’íe de Suisse déplore le fait que «l’Iran islamique peine de plus en plus à faire face à ceux qui ne tolère plus les injustices flagrantes, et les brimades imposées à la population, dont principalement aux femmes et aux minorités.» Elle déplore en même temps que le gouvernement ne prenne pas ses responsabilités: « Plutôt que d’accepter la responsabilité de cette révolte globale de la population, le gouvernement Iranien cherche à reporter la faute sur d’autres, dont les puissances étrangères, les organisations internationales, les médias, les étudiants, les femmes, et les terroristes », indique Diane Alai, porte-parole des bahaïs aux Nations Unies.
Selon la responsable, la communauté a été mise sur la liste des organisations dont le gouvernement se méfie. Elle fait notamment référence à un appel à la haine «envers eux placé dans les journaux contrôlés par le gouvernement». Les bahaïs sont accusés, dans le quotidien «Keyhan» du 5 janvier, d’avoir organisé les troubles de fin décembre dans les grandes villes du pays.
Pour Danièle Bianchi, attachée de presse de la communauté baha’ie, «cette démarche est clairement et sciemment organisée pour entretenir et développer un sentiment de haine contre les sept bahaïs détenus arbitrairement depuis près de 20 mois dans la sinistre prison d’Evin, et dont le procès a été plusieurs fois reportés faute d’éléments d’accusation.»
Un procès qui suscite inquiétude
Fixé au 12 janvier 2010, le procès suscite les inquiétudes de la responsable: « Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que le gouvernement, ou du moins ses éléments ultraconservateurs, pourraient utiliser les troubles comme prétexte à des mesures extrêmes envers des individus innocents emprisonnés sans motif ».
Le communiqué précise que la situation des bahaïs s’est encore dégradée le 3 janvier 2010, «lorsque les autorités ont arraché 13 citoyens iraniens de confession baha’ie à leur foyer, les ont amenés à un centre de détention, et ont tenté de leur faire signer une attestation déclarant qu’ils ne feraient plus d’autres manifestations.» (apic/com/js)




