Sombre tableau dans certains pays

La conférence de Lambeth lance le débat sur les relations entre l’islam et les anglicans

Cantorbéry, 30 juillet 1998 (APIC) Selon les estimations de Nations Unies, d’ici l’année 2025, le monde comptera deux milliards de musulmans et d’ici 2050 le chiffre sera de quatre milliards. Des chiffres rappelés par l’évêque anglican de Jérusalem, Riah Abu El-Assal, aux quelque 750 évêques anglicans participant à la Conférence de Lambeth.

L’évêque anglican, qui a préconisé l’amélioration des relations avec l’islam, a encore cités les Nations Unies, qui indiquent que d’ici l’an 2040, le nombre d’arabes en Terre Sainte sera équivalent à celui des juifs et devrait le dépasser moins d’une génération après».

L’évêque El-Assal est l’un des sept prélats anglicans – d’Asie, d’Afrique et d’Europe – qui ont expliqué au cours d’une session de deux heures à la conférence les complexités des relations entre musulmans et chrétiens. Si certains parlent peignent en rose la situation, d’autres, à l’image de l’évêque Josiah Idowu-Fearon, du Nigéria, et de l’évêque Alexander John Malik, du Pakistan, ont présenté un autre tableau et parlé de la discrimination grave à l’encontre des chrétiens dans leur pays.

«Lorsque les islamistes arrivent au pouvoir, les minorités sont persécutées» a expliqué l’évêque Malik, dont le pays est officiellement un Etat islamique. Evoquant les lois sur le blasphème, qui permettent de traduire devant les tribunaux des chrétiens qui pratiquent leur religion, il a fait remarquer, en reprenant les termes d’un évêque catholique du Pakistan, qu’elles étaient comme «une épée suspendue sur les minorités du Pakistan». Les nations islamiques pourraient tôt ou tard former leurs «Nations Unies» pour renforcer leur pouvoir, a-t-il mis en garde. (apic/eni/pr)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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