Nigeria: Le bilan des attentats est bien plus élevé, affirment les évêques

La Conférence épiscopale évoque le chiffre de 200 morts

Abuja, 1er janvier 2011 (Apic) Le bilan des victimes suite aux attentats contre les églises à Noël au Nigeria est bien plus élevé qu’annoncé. La Conférence épiscopale nigérienne évoque le chiffre de près de 200 morts, selon l’agence Fides à Rome. Les bilans officiels évoquaient jusqu’à présent «au moins 40 morts».

Dans une prise de position, les évêques nigérians appellent les citoyens musulmans pacifiques et «particulièrement les dirigeants politiques, économiques et religieux» à agir en vue de mettre fin aux agissements de la secte Boko Haram.

La Conférence épiscopale propose au président Goodluck Jonathan de demander la collaboration de criminologues retraités et de prendre conseil auprès de spécialistes étrangers, afin de venir à bout des terroristes islamiques.

De nombreuses communautés chrétiennes au Nigeria ont renoncé aux célébrations de Nouvel-An, car la secte Boko Haram avait encore proféré des menaces d’attentats à l’occasion des festivités en vue de la nouvelle année.

Fermeture des frontières

Après les attentats à la bombe contre des églises à Noël, le président Goodluck Jonathan a proclamé l’état d’urgence dans quatre régions du nord du Nigeria, où la secte islamique est active, et fermé les frontières avec les pays voisins. Il s’agit de mesures transitoires, a assuré le président le 31 décembre sur la chaîne de télévision nationale. «La fermeture à court terme de nos frontières dans les régions concernées est une mesure transitoire afin d’y remédier aux problèmes de sécurité. Elle sera levée aussitôt que la normalité sera rétablie», a affirmé Goodluck Jonathan. Les régions concernées sont celles de Yobe, Borno, ainsi que le Plateau central du Nigeria.

Le président nigérian a annoncé à la BBC qu’il allait anéantir le groupe terroriste, qu’il a comparé à une «tumeur cancéreuse». Auparavant, il a rendu visite sous haute protection à l’église catholique Ste Thérèse à Madalla, dans la banlieue de la capitale Abuja. L’édifice accueillait des proches de victimes, réunis dans ce lieu de culte où s’est déroulé un des attentats. (apic/kap/job/bb)

1 janvier 2012 | 16:54
par webmaster@kath.ch
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