Nigeria: Ni dialogue ni amnistie avec le mouvement Boko Haram
La conférence épiscopale met en garde le gouvernement fédéral
Abaksliki, 20 septembre 2011 (Apic) La Conférence épiscopale du Nigeria (CBCN) a prévenu le gouvernement fédéral contre toute forme de dialogue ou d’amnistie avec la secte Boko Haram. Elle considère ce mouvement extrémiste musulman, lié à Al-Qaida, comme «une bombe à retardement» pour le pays.
Les évêques du Nigeria, dans une déclaration publiée le 17 septembre 2011 à l’issue d’une session au centre pastoral Mgr Thomas McGetrick à Abakaliki, ont invité le gouvernement fédéral à s’attaquer «énergiquement» au problème de la protection des personnes et de leurs biens. La sécurité dans le pays s’est aggravée suite à la multiplication des attentats suicides de la secte Boko Haram, lit-on dans le quotidien nigérian «Vanguard» le 18 septembre.
Dans le communiqué, signé par l’archevêque d’Ibadan, Mgr Félix Alaba Job, et par l’évêque d’Abeokuta, Mgr Alfred Martin Wale, nous lisons: «Nous exhortons le gouvernement à se méfier en entreprenant tout dialogue ou amnistie avec des criminels impénitents et des meurtriers de citoyens innocents».
Pas de violence au nom de l’islam
Le Conseil suprême islamique du Nigeria pour les affaires islamiques (NSCIA) s’est désolidarisé du mouvement Boko Haram. Ils ont condamné leurs activités terroristes, affirmant qu’aucune violence ne peut être justifiée au nom de l’islam. «Nous louons cette démarche audacieuse et courageuse qui rappelle leurs membres à l’ordre et à la raison», se sont félicités les évêques nigérians.
Les évêques ont également dénoncé «l’égoïsme et l’avidité» de ceux qui détiennent des fonctions politiques. Ces maux sont à l’origine de la crise économique actuelle et des bouleversements politiques et sociaux à l’origine, estiment les évêques. (apic/vanguard/po/ibc/ggc)



