République Démocratique du Congo: Les trois prêtres Assomptionnistes toujours aux mains de leurs ravisseurs
La Conférence épiscopale nationale réitère son appel à leur libération
Kinshasa, 8 juillet 2013 (Apic) Les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont réitéré leur appel à la libération des trois prêtres Assomptionnistes: pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutupe, ainsi que des nombreux autres cogolais enlevés dans le diocèse de Butembo-Beni. Les trois religieux sont détenus depuis octobre 2012 par des inconnus, rappelle la CENCO dans un communiqué.
Dans une déclaration en date du 29 juin 2013, publiée sur le site de la conférence : www.cenco.cd, ils ont exhorté « instamment » le gouvernement congolais, « à prendre cette situation en mains », pour identifier les ravisseurs, retrouver et libérer tous ces otages.
Ils ont suggéré la mise sur pied d’un « comité de crise », chargé de la gestion de cette question, jusqu’à la libération effective de tous les citoyens enlevés. Ils ont aussi sollicité « l’implication ferme » de la MONUSCO (Mission d’Observation des Nations au Congo), en vue trouver une « solution à cette tragédie ». « Conformément à son mandat d’assurer la protection de la population civile, et compte tenu des moyens dont elle dispose », les évêques se sont dits « convaincus » que la MONUSCO est en mesure de contribuer « efficacement à la libération de tous ces otages ».
Appel à la libération
En mai, la CENCO avait appelé à la libération des trois pères Assomptionnistes, estimant qu’ils n’ont « rien fait pour mériter ce sort ».
Dans leur communiqué de fin juin, les évêques ont déploré, d’autre part, « la misère » du peuple congolais qui « s’approfondit du jour au jour, et les maigres salaires des fonctionnaires ».
« Au regard de l’écart criant entre les salaires au sein des institutions de l’Etat », ils ont invité le gouvernement, « à plus d’effort » pour améliorer les conditions de vie de la population.
Ils ont demandé à tous les élus du pays, de se soucier « davantage » de la population qui les a élus. Il est « inadmissible qu’ils se préoccupent plus de leurs salaires et émoluments alors que le peuple croupit dans la misère », ont encore souligné les évêques. A cet égard, ils demandé la mise sur pied d’une commission d’harmonisation des salaires et émoluments au sein des institutions de l’Etat.
Le communiqué a été publié à l’issue de leur 50e Assemblée plénière, tenue à Kinshasa, du 24 au 28 juin 2013. (apic/com/ibc/cw)



