Canada: L’Eglise anglicane va-t-elle bientôt célébrer des mariages homosexuels ?

La consultation populaire prend fin le 30 septembre

Montréal, 15 septembre 2014 (Apic) L’Eglise anglicane du Canada va-t-elle bientôt célébrer des mariages homosexuels ? La vaste consultation populaire lancée au printemps sur ses propositions de redéfinition du mariage chrétien, qui comprendrait la possibilité de célébrer des mariages homosexuels, touche à sa fin. Les avis des participants à la consultation sont partagés.

Les fidèles ont jusqu’au 30 septembre pour s’exprimer sur l’un des enjeux les plus délicats qui divise l’Eglise anglicane canadienne, rapporte la radio chrétienne québécoise «Radio Ville-Marie». Il s’agit de savoir si l’Eglise anglicane va bientôt célébrer des mariages homosexuels.

Jusqu’à présent, ce sont près de 100 avis qui ont été publiés sur le site internet de l’Eglise anglicane canadienne. Dans un souci de transparence, cette dernière avait annoncé qu’elle rendrait publics les avis reçus dans le cadre de ce processus. La majorité a été rédigée par des fidèles, tandis qu’à peine quelques documents proviennent de diocèses, paroisses ou collèges théologiques. Un survol des documents soumis jusqu’ici permet de constater que les avis sont partagés sur la question.

A l’ordre du jour du Synode général de 2016

Lancée au printemps, la consultation menée par la Commission sur le canon du mariage vise à sonder les croyants sur la possibilité pour l’Eglise anglicane canadienne de célébrer des mariages homosexuels. Elle s’inscrit dans un processus de réflexion approuvé l’été dernier par l’assemblée du Synode général de l’Eglise qui se réunit tous les trois ans. Elle demande si l’Eglise doit apporter des modifications à son canon XXI qui encadre le mariage chrétien. La Commission devra soumettre une proposition sur d’éventuels changements au canon lors du prochain Synode général de 2016.

La bénédiction des unions homosexuelles déjà reconnues civilement est permise dans l’Eglise anglicane canadienne. En revanche, ce sont les diocèses qui choisissent ou non de se prévaloir de ce droit. Ainsi, plus du tiers des diocèses canadiens permettent actuellement de telles bénédictions, dans la mesure où aucun membre du clergé n’est obligé d’accepter de les faire. Dans de tels cas, il doit toutefois orienter les couples vers une autre personne ouverte à l’idée de procéder à des bénédictions. (apic/rvm/be)

15 septembre 2014 | 12:18
par webmaster@kath.ch
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