La Cour le prive de la possibilité d’être acquitté

Rome: «Radio Vatican» déplore une décision de justice concernant l’un de ses anciens dirigeants

Rome, 25 février 2011 (Apic) «Radio Vatican» a fait part de son regret, le 25 février 2011, au lendemain de la confirmation, par la Cour de cassation de Rome, de la prescription pour la condamnation à 10 jours de réclusion qui pesait sur le cardinal Roberto Tucci, un de ces anciens dirigeants, dans un procès pour «pollution électromagnétique». La justice italienne, qui a ainsi rejeté le recours présenté par la radio contre un précédent verdict formulé en octobre 2009 par la Cour d’appel de Rome, prive «de fait l’accusé de la possibilité d’être jugé, et donc d’être acquitté», a déploré «Radio Vatican» sur son site Internet.

La direction de la «radio du pape» regrette la décision de la Cour de cassation. Elle a indiqué qu’elle comptait «évaluer de manière plus approfondie cette décision, au moment de la publication des motivations du verdict». En outre, elle déplore une procédure judiciaire «longue et tourmentée», qui l’a vue faire l’objet «d’accusations injustes» de troubles présumés causés à une partie de la population par les émissions électromagnétiques de ses antennes, installées à une trentaine de kilomètres au Nord de Rome.

Cette décision conclut un long procès à rebondissements intenté contre la radio pour «jet d’objets dangereux», conséquence des ondes électromagnétiques du centre de transmission de Santa Maria di Galeria. «Comme cela a déjà été dit à plusieurs reprises, y compris devant les juges, poursuit le communiqué, ’Radio Vatican’ a toujours respecté les accords internationaux conclus avec l’Italie et les recommandations internationales en matière d’émissions électromagnétiques, même avant l’existence de réglementations italiennes».

Verdict déjà contesté en 2009

En octobre 2009, la Cour d’appel de Rome avait déjà jugé qu’il y avait prescription pour le cardinal Roberto Tucci, ancien président du comité de gestion de la radio vaticane. Elle avait aussi annulé le procès intenté au Père Pasquale Borgomeo, ancien directeur général de la radio, décédé quelques mois plus tôt. «Ce verdict avait été contesté par la défense parce que, contrairement aux principes juridiques fixés par une sentence précédente de la cour de cassation, elle privait, de fait, l’accusé de la possibilité d’être jugé, et donc d’être acquitté», rappelle «Radio Vatican».

Cette affaire remonte à l’an 2000, lorsque des parties civiles avaient engagé un procès contre la «radio du pape». Les ondes magnétiques émises par ses antennes avaient alors été jugées dangereuses pour la santé, et comme pouvant provoquer des cancers chez les nourrissons et les enfants. (apic/imedia/cp/nd)

25 février 2011 | 15:27
par webmaster@kath.ch
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