Rome: Assemblée plénière de l’Académie pontificale des Sciences sociales

La crise économique au menu des discussions

Rome, 28 avril 2010 (Apic) Une cinquantaine de membres de l’Académie pontificale des sciences sociales se pencheront sur les causes, les manifestations et les effets de la crise économique mondiale, au cours de leur 16e réunion plénière au Vatican, du 30 avril au 4 mai. De nombreuses personnalités du monde de l’économie et de la finance interviendront au fil de ces 5 journées de travail, après avoir été reçues en audience par Benoît XVI dans la matinée du 30 avril.

Le Vatican sera représenté par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Mgr Mario Toso, secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, et Mary-Ann Glendon, présidente de l’Académie, qui ouvrira cette assemblée. Le ›numéro deux’ du Saint-Siège prendra la parole peu après pour évoquer l’Encyclique sociale de Benoît XVI Caritas in veritate, publiée en juillet 2009. Les travaux, qui se dérouleront dans la ›Casina Pio IV’ au cœur des jardins du Vatican, devraient se poursuivre avec l’intervention de l’Américain Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001. Le vice-ministre des finances chinois Li Yong est également attendu.

Des représentants italiens du monde de la finance participeront aussi aux travaux, tels que le gouverneur de la banque d’Italie, Mario Draghi, mais aussi le nouveau président du Conseil de surintendance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi. Venant toujours d’Italie, Luca Cordero di Montezemolo, ancien chef du patronat italien et, depuis peu, ancien président du groupe automobile Fiat, et Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté Sant’Egidio.

Le but de cette assemblée, assure Mary-Ann Glendon, est de tirer les conclusions de la crise mondiale pour retracer une nouvelle voie qui prenne en considération, entre autres, les effets nocifs des bénéfices de l’économie mondiale sur les écologies naturelles et humaines, les effets des migrations, les implications des différents systèmes de gouvernance actuels, ou encore la nécessaire amélioration des conditions économiques des régions les moins développées. Les participants s’intéresseront enfin à l›appel lancé par Benoît XVI dans son Encyclique à la création d’une nouvelle autorité politique mondiale. (apic/imedia/cp/bb)

28 avril 2010 | 18:00
par webmaster@kath.ch
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