Lourdes: Ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France

La crise économique est une crise du système, selon le cardinal Vingt-Trois

Lourdes, 4 novembre 2011 (Apic) Le 4 novembre s’est ouverte à Lourdes l’Assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques de France qui se tient jusqu’au 9 novembre. Dans son discours d’accueil, le cardinal Vingt-Trois a qualifié la crise économique européenne de crise du système lui-même.

L’assemblée regroupe 108 évêques de Métropole, 7 évêques des DOM-COM et 2 administrateurs de diocèses. Ils siégeront en présence du nonce apostolique, de 14 évêques émérites, 12 évêques étrangers invités, 5 représentants des communautés religieuses, 12 directeurs de services nationaux, 3 observateurs d’autres Eglises chrétiennes et 6 membres du Secrétariat Général de l’Episcopat.

Au programme figurent les rassemblements dominicaux, environnement et écologie, la nouvelle évangélisation, le psycho-spirituel, la famille, la vie consacrée dans les diocèses, les enjeux éthiques et de société d’internet, ainsi que l’enseignement catholique. Les évêques renouvelleront plus des deux tiers des présidences des commissions et conseils, dont 10 (sur 18) pour lesquels les deux mandats statutairement possibles sont accomplis. Quatre évêques seront élus pour participer au Synode 2012 sur la nouvelle évangélisation.

Stop à l’égoïsme, l’isolationnisme et la xénophobie

Dans son discours d’ouverture, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, s’est attardé sur la crise économique qui secoue actuellement l’Europe.  » Elle n’est pas simplement, comme certains le disent parfois, une crise de la gouvernance qui se résoudrait par des alternances démocratiques, ni une crise de la distribution des revenus dont on sortirait en réduisant quelques salaires scandaleux. C’est véritablement une crise du système», a-t-il lancé. «Qu’il existe des mesures nécessaires pour aider au développement des pays pauvres ou pour améliorer la gestion de certains pays d’Europe est une chose. Que la solution soit de fermer nos portes pour préserver notre petite zone de relative prospérité en est une autre. Veillons à ne pas nous laisser entraîner dans la spirale de l’égoïsme, de l’isolationnisme ou de la xénophobie», a prévenu le cardinal Vingt-Trois. (apic/com/bb)

4 novembre 2011 | 10:45
par webmaster@kath.ch
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