Olten: Mgr Koch s’inquiète du jugement européen sur les crucifix
La croix ne sera-t-elle plus que le signe de l’addition?
Olten, 11 novembre 2009 (Apic) Le président de la Conférence épiscopale suisse, Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, a exprimé à Olten sa préoccupation face au récent jugement sur les crucifix de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.
Lors d’une prédication à la messe dominicale, l’évêque a regretté que Dieu soit relégué sur le «banc des remplaçants». Il s’est demandé si la croix n’allait plus être utilisée à l’avenir que comme le signe de l’addition, rapporte la «Basler Zeitung» du 11 novembre.
Avant Mgr Koch, son confrère Pier Giacomo Grampa, évêque de Lugano, avait dénoncé la décision de Strasbourg. «Quand on applique le droit avec une froideur abstraite et un préjugé idéologique», on produit des «jugements myopes et faussés, car le principe de laïcité ne comporte pas une hostilité à l’égard des sentiments religieux», a-t-il écrit le 5 novembre dans le quotidien catholique tessinois «Giornale del Popolo».
Le 3 novembre, la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg avait donné raison à une citoyenne italienne d’origine finlandaise qui avait fait recours contre la présence de crucifix dans les salles de classe en Italie. Strasbourg a estimé que la présence de crucifix dans les classes constitue une «violation du droit des parents à éduquer leur enfants selon leurs convictions» et que c’est une violation du droit des enfants à la liberté de religion. Cette décision a provoqué la consternation du gouvernement italien et de l’Eglise catholique. (apic/gs/bb)



