Mali: L’évêque de Ségou craint la destruction d’églises à cause de la guerre

La culture catholique est en danger si le conflit perdure

Bamako, 20 janvier 2013 (Apic) La culture catholique tout entière sera en danger, si le conflit en cours au Mali perdure. Car même si les églises sont encore intactes, les fidèles auront de plus en plus peur de les fréquenter, a déclaré l’évêque du diocèse de Ségou, Mgr Augustin Traoré. Ses propos ont été repris le 18 janvier 2013 par le Service d’information catholique pour l’Afrique (Cisa).

A Ségou, ville située sur le chemin des insurgés islamiques à environ 90 km au nord Diabaly, les populations se terrent chez elles, ayant peur de s’aventurer dans les rues. «Jusqu’à la fin des frappes militaires françaises sur les groupes salafistes et la cessation des hostilités, personne ne sera en mesure de savoir ce qui s’est passé», a souligné l’évêque. Il redoute la destruction d’églises lors des frappes aériennes ou pendant les affrontements au sol entre troupes maliennes, soutenues par l’armée française, et les combattants salafistes.

Bonnes relations entre chrétiens et musulmans

Les relations entre les chrétiens et la majorité musulmane du Mali sont restées «bonnes au niveau local», selon l’évêque. Elles ne sont pas affectées par l’insurrection islamiste. Les dirigeants religieux de toutes les confessions sont restés soudés et «fortement engagés», pour maintenir la laïcité du pays.

Selon Mgr Traoré, les Maliens sont très inquiets et souhaitent la fin de cette agitation. Partout, les besoins sont énormes.

L’Eglise catholique compte six diocèses au Mali. Elle représente moins de 2% des 15,8 millions de Maliens, dont la majorité est musulmane. (apic/cisa/ibc/ggc)

20 janvier 2013 | 15:02
par webmaster@kath.ch
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