Cameroun: L'enlèvement du Père Vandenbeusch pourrait être lié au banditisme

La demande de rançon serait le principal mobile du rapt

Yaoundé, 18 novembre 2013 (Apic) L’enlèvement du prêtre français Georges Vandenbeusch, le 13 novembre 2013, au nord du Cameroun, était peut-être un acte de banditisme qui a mal tourné, indique le 16 novembre 2013 l’agence d’information vaticane Fides. N’ayant pas trouvé d’argent, les malfaiteurs auraient enlevé le prêtre dans l’espoir d’une rançon.

L’AFP a reçu le 15 novembre une revendication relative à l’enlèvement du prêtre, indiquant que l’opération avait été réalisée par la secte islamiste nigériane Boko Haram, en coordination avec le groupe djihadiste d’Ansaru.

Le rapprochement des deux groupes est considéré comme possible par les experts, informe Fides. Boko Haram et Ansaru auraient pu décider d’unir leurs forces contre les assauts que subissent les deux groupes, au Nigeria et au Mali. Fides relève qu’une réalité complexe et multiforme faite d’intégrisme religieux, de terrorisme et de «simple» banditisme se dissimule sous la bannière de ces groupes terroristes.

Objectif: la rançon

Le déroulement de l’enlèvement tel que reconstruit par les autorités camerounaises fait en effet penser à un acte de banditisme. «Les bandits cherchaient de l’argent et, ne l’ayant pas trouvé, ils ont enlevé le prêtre, probablement pour demander une rançon», a affirmé le ministre des Communications du Cameroun, Tchiroma Bakary.

Le président français, François Hollande, a récemment déclaré qu’au vu des informations recueillies, le Père Vandenbeusch a été conduit au Nigeria. (apic/fides/rz)

18 novembre 2013 | 12:15
par webmaster@kath.ch
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